Que devait-il en être des autres
4. Le bon apôtre, soucieux de la religion et fatigué d'attendre que celui qui la perd soit enfin confondu ! Mais Antoine n'est qu'un écho,
ce titre, plus intéressant encore.
24 mars i6g8,
M. de Meaux me mande qu'il a fait un mémoire sur cette aflaire pour M« de Maintenon et le Roy ' .
Vous n'avez plus rien à mander là dessus tpie ce qui se pourra dire et faire de nouveau. Le reste s'en ira comme il est venu. On dit dans le monde que ce sont les amis de M.- de Cambrav qui vous veulent chasser de Rome.
Portes-vous bien, et M. Phelipeaux que j'embrasse, et prenez patience juscpi'au bout. Ayez bon courage et redoublez de force et de sagesse.
On m'a dit que le gazetior à la main avoit parlé deux fois de l'histoire dans ses gazettes. La famille vous salue. Je mande à ^L Chasot de ne se plus mettre en peine de tous ces contes. Il suffit de traiter tous ces bruits de fahles.
Paris, 3r mars iôqS.
Je ne vous dirai rien de l'effet qu'a eu à la cour ce que vous avez fait passer par les mains de MM. de Meaux et de Paris, et ce que ^L de Paris a écrit par la même voie. Vous le saurez d'ailleurs. Mais M. l'abbé Renaudot a pris soin d'avertir ^L de Meaux, et même d'envoyer des extraits de lettres écrites de Rome du 4 de ce mois, au Nonce, au card. de Janson, au card. d'Estrées par M. A aini, Giorri, abbé de la Trémoille et quelques autres oii on traite les mauvais bruits qui avaient alarmé, de fausseté et de malignité si étrange, et oià on parle de vous avec tant d'éloges sur les affaires dont vous vous mêlez et sur votre conduite que je ne doute pas qu'on ne soit bien désabusé, et que le mal qu'on a voulu faire ne retombe sur les auteurs.
I. Revue Bossaet, 20 octobre igoS, p. 228 (Note de la Revue Bossuet, p. i38). La référence doit être inexacte, car rien ne répond, à l'endroit cité, au mémoire de Bossuet.
LETTRES SUR LE QUIÉTISME l55
Tous ces MM. sont bien intentionnés. M. de Paris de même ; ot je ne doute pas que M. de Torcy ne soit de même. Cela ne vous doit rendre que plus circonspect et retenu à l'égard de tout le monde, même du card. de B[ouillon] ' et des jésuites. M. de Meaux me mande que M. l'abbé Renaudot en use très bien de tout côté et que vous lui avez beaucoup d'obligation. Je l'ai remercié. M. l'abbé de la Trémoille semble ne pas douter de la censure.
Paris, 7 avril iGgH.
J'ai été comme vous sur la gazette de Hollande, je tremblois à chaque fois qu'on me l'apportoit. Mais depuis quinze jours que j'ai v)i tout ce qu'on a mandé de Rome et tous les bruits tombés, comme s'il n'en avoit point été parlé, et passant pour une pure calomnie, je me suis rassuré et je crois que cela ne viendra plus. Il est trop tard pour s'en aviser : c'est toujours bien fait de prévenir.
M, de Meaux me mande qu'il en écrit à M. de Reims, qui sait comment on s'y prend ^ et qui me fera savoir de ses nouvelles là dessus.
Je ne doute pas que M. de Meaux ne vous envoie copie d'une lettre que ^1"= de Maintenon luy a écrite pour servir de réponse à [vous] et à luy '^ A tout hazard je vous en envoie une.
Les trois lettres de M. de Cambray à M. de Paris * sont ici fort publiques, et il me paroit que ses amis et ceux des jésuites et M. le card. de Bouillon parlent avec plus de confiance que jamais,