‹ FénélonChapitre 78 sur 138 · Lâchât, t. XXIX, p. 419. — 2- Ibid., p · texte numérisé non relu

Lâchât, t. XXIX, p. 419. — 2- Ibid., p

3. Lactiat, t. XXX, p. 366. 6 avril iG()(j. Cf. lettre du 23 mars 1699 à son neveu : « Le cardinal Casanate et le cardinal Panciatici sont vraiment des hommes divins ». Jbid., p. 336. Cf. 2 mars 1699; p. 279; 3o mars, p. 348.

LETTRES SUR LE QUIÉTISME l']b

je l'ai montré ailleurs ' , et son père avait grande hâte de l'en informer.

-j- P. [Paris] 16 iiiingS.

Nous auons reçu uos lettres du 27 maj. M. de M. me uient de laisser sa reponce ci iointe en retournant ce soir a uersailles ou il n'a pas été depuis cinq ou six semaines.

[[ la reponce de M. de P[aris] sur les faits et celle de M. de M. sur la doctrine ont desabusé bien du monde, mais le coup du roî tombé sur les quatre congédiés a étourdi tout le parti, il est certain que les appointemens de précepteur ont été raies et que le roi lui a fait deffendre d'en prendre la qualité, les congédiez sont cassés aux gages avec defiPences de reuenir a la cour sans ordre exprez, d'ailleurs on interroge le P. la Combe et mad. guion, et on fait le procoz dans les formes au parlement de dijon au curé de Seurre accusé de quietisme et qui s'est sauué '^ [.] il ne manque plus qu'une bonne censure pour les renverser, uous pouues apprendre du P. minime correspondant de M. de Paris ^ sûrement ce qui regarde le P. la Combe et m[adam]« g[uyon] On menace M. de Paris d'une réplique de M. de C. qui dit qu'il y a de son coté des faits et des lettres [.] j'espère que uous aurés par le prochain Courier rord[onnan]'^<' pastoralle nouuelle de M. de Castres^ et un nouuel [écrit] de M. de Meaux uous aués uù l'échantillon [;] ce sera une nouuelle scène, c'en a esté une bien considérable que que la lecture faite par ordre en pleine congrégation sur la copie que vous aués donnée •''.

1. V. l'Aventure de l'abbé Bossuel à Borne, p. 55 et suiv. Cf. Phelipeaui, II* part., p. 102.

2. Cf. Henri Chérot, Autour de Bossuet; Episodes du Quiélisme en Bourgogne, p. 12 et suiv

3. C'est le P. Roslet, bien connu par ses intrigues. Bossuet se sert de lui, et son neveu restera en correspondance suivie avec ce personnage.

4. C'était, depuis i6y3, Augustin de Maupeou, transféré à Auch en 1705 (Gams, Séries episcoporum, 1878, p. 58 i).

. Il s'agit de la lettre de Fénelon à Mme de Maintenon « lue en

On ne cesse de s'etonncr du personnage que fait le cardinal de Bouillon a l'égard du roi, ce que lui qui ua droit (au) pape par le nonce ou par ailleurs le doit fâcher {sic), les jésuites n'en pensent pas moins, ie suis bien aise de uoir la confiance auec laquelle vous (écrivez), uous (faites) bien de rendre compte a M de Paris ■qui a (mots illisibles) ' a son minime, et qui est aussi fort content de vous]].

Je m'imagine que les nouueaux courtisans tirés de l'uniuersiténe uous sont pas inconnus non plus qu'a M. Phylip[eaux]

ie ne scay a quoi il tient que les lettres que uous aués tirées sur nous ne nous ont pas encores oté présentées, ie ne sais si ce n'est pas accause qu'on parle de diminution sur les effets [.] si ie sauois qiipl est le correspondant entre les mains de qui elles peuuent être ie le ferois auertlr, uous me mandés par notre dernière que uous ecriués a M. de M. sur la même matière [;] il ne m'en a rien dit [.] quand uous serés pressé uous pourrés tirer sur nous [,] comme vous avés fait [,] par moitié, [[continués de bien agir et faites touiours paroitre de la modération et de la prudence le ne doute pas que ce ne soit en agissant ainsi que uous uous «tes acquis de la créance a la cour ou uous estes, c'est bien fait et auoir tous les menagemens raisonnables auec le cardinal de BouillQnJ\ V[ot]re tante et v[ot]re frère uous embrassent, ie donne de uos nouuellos a mets ^.

Les sentiments du père étaient à l'unisson de ceux du fils, et sans apporter guère de faits inconnus, les lettres ■d'Antoine font lire dans la pensée de tous les membres

pleine congrégration >>. Chantérac à Fénelon, 3i mai 1698, t. XKX, p. i4i. Cf. Lâchât, t. XXIX, p. d36 et 449, lettre de l'abbé Bossuet, 3 juin et de Bossuet, 28 juin 1698. Cf. Phelipeaux, II'' part., p. 86, 98 et suiv.

1. Il faut peut-être lire : « qui a une pareille confiance a son minime... »

2. Les nouveaux élus, « tirés de l'université », étaient Vittement et Nicolas Le Febvre (Cf. plus bas, p. 2^2, n. i). Bossuet dit avoir présenté au roi le premier, qui s'était fait connaître par une harangue au Roi sur la paix et une autre à l'évêque de Meaux, conservateur des privilèges, contre le Quiétisme (8 juin 1698, Lâchât, t. XXIX, p. /i-Hg).

Page 1