‹ FénélonChapitre 95 sur 138 · Jovy, p. i · texte numérisé non relu

Jovy, p. i

enfin, comme tous les documents originaux, à une destruction complète '. Désormais il sera possible de les faire entrer dans l'histoire, si complexe et obscure encore, du long procès engagé autour des Maximes des Saints. L'âpreté de la lutte, de part et d'autre, a eu l'inconvénient d'entraîner presque toujours les historiens à prendre pai'ti et à en tirer, à leur avantage et pour la cause épousée, les textes et les documents, ou parfois, comme il est arrivé pour ceux-ci, à les tenir dans l'ombre comme pièces négligeables ou fâcheuses. Nous n'avons nul souci d'une critique assez étroite pour regretter de voir exhumés des documents qui, somme toute, appartiennent à l'histoire impartiale.

I. Je ne puis que répéter à ce propos la déclaration du regretté G. Depping sur la reproduction intégrale des documents nouveaux. Déjà je l'ai prise à mon compte à l'occasion de la publication de lettres autographes de Bossuet (v. Revue Bossuei, 25 janvier 1900) et je ne vois aucune raison de rien changer à cette manière de voir : « Ceux qui exhument des documents inédits, écrivait-il, et qui les copient avec l'intention de les mettre au jour, devraient bien en respecter la forme non moins que le fond, c'est à ceux qui viennent ensuite à en modifier l'orthographe, s'ils le jugent nécessaire, pour la commodité de leurs lecteurs. Au moins le texte primitif est là qui subsiste pour faire loi » (La Princesse Palatine, Bévue bleue, i3 août i8g8, p. 200).

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