Cf. plus loin, Lettre II, p. i5 et n. 5, etc
2. Cf. plus loin, Lettres du 12 mars 1689, p. 78, du 3 juin iGSy, p. i53, du /(juillet 168g, p. 187, du 18 juillet i08(j, p. 21G.
3. Mme Guvon a ajouté en marge de sa main : « J'ai connu que M. L. serait précepteur du duc de Bourgogne ». Cette phrase a été li.irréc, et entre les lignes, Mme Guyon a écrit : « Je connus que M. L, serait pr[éceptcur] do M. l[e] D[uc] d[e] B[ourgogne], et je lui ai mandé, mai 89 : Dieu se servira de lui d'une manière singulière; mais il faut qu'il soit anéanti et étrangement rapetissé. Dieu travaillera surtout il détruire sa propre sagesse, et il se servira de ma folie, poiir accomplir son œuvre en lui. » On verra, en effet, plus loin, p. 121, dans une lettre du 3o avril 1O89, que !Mme Guyon parlait en anagrammes à Fénelon d'une place qui lui était destinée.
'1. Ce songe du « bel oiseau » mystérieux, qui « se donne tout à fait» à Mme Guyon, eut lieu à Turin, peu de temps avant son départ pour Grenoble et Paris. Il est rapporté dans la Vie (II» partie, chap. svn), édit. cit., t. II, p. i85. Il y est fait d'autres allusions dans les lettres suivantes; cf. Lettre WXIII, p. Sa.
FKNKI.ON ET M" GUVON 9
(Ir.nna à lui : mais je ne le connus qu'eu i6S8. Son visaire me fut crabord connu : je le cherchais partout, sans le rencontrer. Notre -Seigneur me fit connaître qu'il eut dès lors quelque attrait pour l'intérieur ; je n'ai point encore eu Qd'àme, avec laquelle la mienne eût un si entier rapport. Je songeai de lui assez près Tun de l'autre deiix songes', qui me confirmèrent dans la certitude que Dieu voulait se servir de moi, et qu'il le voulait anéantir intérieurement, et le mener par sa pure volonté. Je lui écrivis ingénument le songe. A quelques jours de là, c'était proche de la Saint-Jean 1689 -. Il me fut fait comprendre que Dieu le voulait conduire comme un enfant parla petitesse, et qu'il fallait que je le visse quelquefois; qu'il fallait l'allaiter, sans quoi il serait tout languissant : qu'il en ferait l'épreuve, et que Dieu voulait l'anéantir par là, se servant pour Thomme le plus sage du sujet le plus faible \
Vous comprenez seul, 6 mon Amour, ce que vous me l";'!;] donnez pour cette àmc, ce que j'éprouve et ce que je serais prête de souffrir pour elle*. J'ai compris que Dieu voulait que j'eusse une entière confiance en
[. Cf. en effet ses lettres à Fonclon dos 18 et 28 mai iGSg, p. i'a'^ et i5o; cf. aussi Introduction I, g II, p. xxm.
2. '08() est de l'écriture de Mme Guyon et rajoute dans l'interligne. .\n-dessous et barre, juin 1688. — La formule est du reste bizarre et imprécise. Il y a plusieurs fêtes de divers saints Jean dans les mois de mai et juin : G mai, saint Jean devant la Porte-Latine : 27 juin, saint Jean, pape Ct martyr; s'i juin, Nativité de saint Jean- Baptiste. C'est plus vraisemblablement cette dernière fêle, qui est désignée sous le nom de « la Saint-Jean ».
3. Cf. Lettres des 7 juin et 12 juillet lOStj, [i. i5(j et 20g.
'i. Sur ce!!c construction, Cl. l.nltrcs CX\I\. |i. ■'■i; et n. 1.
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lui. (jiic j(^ ïiiiivisso ses conseils vl lui (li'iuaiulassc les choses; qu'il lut riiéritier de ce que Dieu nTa l'ail éciitc, qu'il la corrigeai et brùlàl même', ce que je ne crois pas qu'il lasse, enfin que je lui laissasse absolumcnl (sic). Je me suis conlentée de lui ])ro|)osei-, mais, voyant qu'il y avait quelque répugnance, j'ai attendu le temps de Dieu, qui saura bien le disposer, selon qu'il me l'ait connaître qu'il veut les choses. Dieu me donna cette simplicité à son égard, de lui écrire selon le mouvement qu'il m'en donne, quoique je sache qu'ayant autant d'esprit et de science qu'il en a, il ne peut trouver dans mes expressions et dans ce <|ue je lui écris que des pauvretés. Mais tout cela ne me met pas en peine; je n'y peux l'aire d'attention, et il saura discerner ce qui est de Dieu d'avec ce qui est de ma pauvreté ; la petitesse qu'il exercera, me supportant, étant tort agréable à Dieu, et fait que ce qui est de Dieu a toujours son effet, quoique non toujours aperçu. Juin 8\)'\
Quelque^ union que j'aie eue pour le père L [a] C [ombe] 'j'avoue que celle que j'ai pour M. L. '' est