Cf. Lettre [)réccdente. p. l'i
*>. Cf. FraL'incnt (i'.nilnliioirr.iiiliie p. 8.
10 FEiNELON ET M- GUYON
<lc\aiit. iiic tenant sans cesse dans sa présence ponr vous avec bien de la loice cl de la douceur. Je ne |)uis tloulcr que ce ne soit pour vous : car mon âme es! a])pli(jn('e par Dieu même à la vôtre de telle sorte, cpi'ii n'v a (pie l'expérience qui le puisse l'aire concevoir.
Je suis toujours plus certaine de ce que je vous ai mandé. Dieu me donne les choses de telle sorte, qu'elles me viennent comme des pensées purement naturelles.
[Dovcloppt'im'iil psvcliologiiiiio et iiiysliqni» de cette conslutalion.)
Il V a des âmes qui ne m'appartiennent point, auxquelles je ne dis rien de tout cela ; mais celles, qui me sont données, comme la vôtre, Dieu, en me les appliquant très intimement, me fait aussi connaître ce qui leur est propre, et le dessein qu'il a sur elles. Je l'ai connu, et vous l'ai écrit dès le commencement, dans le temps même que je n'avais point de commerce de lettres avec vous ; et Dieu l'a voulu de la sorte, alin de vous faire voir que son esprit est vérité; et à mesure C{ue, dans plusieurs années d'ici, le reste se vérifiera, ce vous sera un témoignagne qu'il a voulu se servir de ce méchant néant, pour vous communiquer ses miséricordes et pour l'accomplissement de ses desseins sur vous, afin de vous servir de contrepoids. C'est donc un moyen d'avancement et de communication intérieure pour vous, quoique de loin, et cjui ne peut être interrompu par la distance des lieux.
11 ne le pourrait être cjue par le défaut de correspondance* de votre part, qui, jugeant cela inutile, et même croyant par indilTérencc qu'il est mieux de ne point vouloir son avancement, se tromperait. Car Dieu veut assurément cette docilité de vous pour un temps, jusqu'à ce cju'il vous ait entièrement perdu en lui : alors ce ne sera plus une communication pareille à celle d'une fontaine supérieure, qui se déchargera dans une autre ; mais,