‹ Fénelon & Mme. Guyon, documents nouveaux et inéditsChapitre 137 sur 347 · Cf. Lettre \XII, p. G · texte numérisé non relu

Cf. Lettre \XII, p. G

M- GUYON A FÉNEr.OX 79

pourquoi Dieu ou usait de celte sorte, était ses desseins particuliers sur vous, car je voyais quil vous destinait pour être «ne lampe ardente et luisante, pour éclairer son Éfjlise^ : bien plus, je sens qu'il veut que je vous [le] dise et que vous le receviez avec une extrême simplicité, sans vouloir ni le rejeter par humilité ni vous en donner des vues ; mais soyez persuadé en même temps que les hommes n'y auront point de part non plus que vos soins. Dieu seul le fera par des moyens qu'il choisit luimême. 0 qu'il est honoré d'un parfait abandon I II ne peut l'être véritablement que par là. Je vous obéirai pour tout le reste. Il est vrai que Dieu ne laisse aucun doute à mon âme de sa sainte volonté à mon égard, et elle ne peut cpie la suivre aveuglément sans raison ni retour. O que cet état cause de paix, mais paix qui surpasse tout ce qui peut s'en dire ! Je préférerais tous les enfers possibles à la moindre résistance aux volontés de mon Dieu. Qu'il fasse donc de moi pour vous tout ce qu'il lui plaira. J'avais eu ce matin la pensée de vous prier de vous tenir uni à moi pour me soulager un peu, car Notre-Seigneur a les mains pleines ^.

L'on m'a fait entendre que l'on m'avait fait écrire de celte sorte sur l'Écriture Sainte, parce que personne n'écrit de même *. Dieu s'est servi de la lecture de l'Ecriture, pour me faire écrire ce qu'il voulait. Il y aura une

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