‹ Fénelon & Mme. Guyon, documents nouveaux et inéditsChapitre 161 sur 347 · Cf. Lettre précédente, p · texte numérisé non relu

Cf. Lettre précédente, p

4. Tandis que, au sens de tant que, était déjà alors archaïque: cf. llaasc, loc.cil.,% 96, p. 243; cf. d'ailleurs l'emploi de tant f/uedans cette même lettre (p. 10.")).

5. Mot familier à Fénelon, et qu'il répétera à satiété. Bossuel s'en amusera : « Lorsqu'il répète cent fois que ses auteurs sont bien moins lirécaulionnés que lui, il ne veut pas dire par là qu'il soit plus prvi- <lent » (Les passages êrlnircis, édition Lacliat, t. XX, p. 38'i).

UVi FENELON ET M- CHYON

1^0 plus mon altiail présent fait que Pexlérieur nrim- [loilune cl que je serais ravi d'avoir peu d'adion au dehors, quoique je lusse peul-èlrc conlrislé, si certaines personnes considérables, qui me traitent bien, cessaient de me rechercher.

J'ai dit aujourd'hui quelques paroles fort contraires à la chaiilé, par une plaisanterie qui m'a entraîné, malf^ré un sentiment intérieur, qui m'avertissait de me iclcnir : une |)ersonne m'a paru en être mal édifiée'. A l'inslanl, j'ai senti une douleur en présence de Dieu. Sans me décourager, ni m'occuper volontairement de ma l'aute,je me suis recueilli. Celte douleur m'a percé au vif

Le terme à^uivolonlc dont vous vous servez" exprime très bien mon élat. Je ne saurais trouver en moi de vraie volonté, que pour la volonté de Dieu. Encore même, il me semble que je voudrais ne vt)uloir plus, et (jue Dieu seul voulut en moi par acquiescemenl, ce qu'il veut en lui-même par Providence. Ce[)endant je (ais tous les jours des fautes, qui marquent de la volonté très propre et liés vive, mais c'est par entiainement passager, cl sans interrompre ma disposition fixe. Si c'était à moi à |uger, je croirais que je n'ai aucune propriété volontaire et délibérée. Je sens néanmoins souvent des mouvements si nalurels et si malins qui m'échappent, que je conclus que le venin est au-dedans ; je conq)rends qu'il n'en

1. « Plusieurs personnes ont été mal èdijiies fie trouver, etc ». {Leilrc pnsk.rale, l. cil., § XIX, t. II, p. SyQ, (/; cf. Lettre XCIII, p. 2:>.- et n. i .

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