‹ Fénelon & Mme. Guyon, documents nouveaux et inéditsChapitre 165 sur 347 · T. I, Lettre CIII, p. .3.3o-34o · texte numérisé non relu

T. I, Lettre CIII, p. .3.3o-34o

h. Cf. p: i()2. la Lettre \XXIX, à laquelle celle-ci répond.

5. C'est déjà en quelque façon la distinction fameuse de Fénelon entre la partie supérieure et la i)artie inférieure de l'àmc (Explication lies Maximes, art. XIV, vrai, édit. cit., p. j^j).

lient à Dion cluv. nous (|n(' ce (ivii n'esl |)olnl né de la volonté de la chair, ni de la v^^lonlé de riiomnic, mais de la volonté de Dieu ' ; cl comment la volonté de la cliiiif. on l'animale, s'élève souvent sui" le déhris de la volonté de l'homme ! Or c'est ce cjui l'ail lu [)(>ine, parce qu'à mesure que l'une (celle de l'homme), se délruit, l'autre (celle de la chair), se fortifie ; mais elle ne se réveill(> de la soile, que pour conlrlbuer à la morl de la première, sans (pioi, cette première (de l'homme) ne mourrait iamais. Mais, connue par la deslruclion de la volonté de l'honmie, celle (de la chair) est sapée par la racine, elle jette toute sa force au dehors, connue une branche qui rexerdil séparée de son tronc, el dont toute la sève se jette en superficie ; mais ce dernier ellorl, qui semble la rendre plus verle, ne sert qu'à lui arracher le peu de vie qui lui restait. Ce sera une expérience, qui vous coûtera infiniment à l'aire.

Il faut une fidélité détruisante-, pour aller contre les répugnances de la nature; mais il faut une fidélité et une souplesse infinie, pour suivre (l'inclination) de la grâce. Sans celle extrême souplesse, vous resterez toujours dans la volonté humaine, quelque amortie qu'elle \ous paraisse ; vous serez toujours conduit par l'homme raisomiable, et jamais de Dieu seul. C'est de ceci que dépend tout, niais je dis tout le fond et le succès de votre état. Vous ne pouvez discerner les répugnances, qu'en vous laissant conduire à Dieu' purement. \ous trouverez par voire expérience une règle infaillible, qui est que, lorsque nous sommes encore beaucoup naturels,

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