‹ Fénelon & Mme. Guyon, documents nouveaux et inéditsChapitre 198 sur 347 · T. III, Lettre C, p. /iS · texte numérisé non relu

T. III, Lettre C, p. /iS

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noire linagiiialion ; mais il ne le fait dniant le chemin de la foi, si ce n'est par intervalles, parce cpie les distraclions, servant à ses desseins, elles nous sont fort utiles ; et vous éprouverez dans la suite une chose, qui est que, lorsque vous êtes sans distractions fatigantes et dans un repos goûté, lors([u'il n'y a rien à l'extérieur qui fasse diversion, l'on connaît son repos et l'on s'en occupe : ce qui est impur, quoique l'on ne puisse, ce me semble, rien faire pour s'en dosoccuper ; ce qui n'arrive point, lorsque les distractions nous dérobent la vue de ce que Dieu fait en nous.

La lumière (jue vous avez est autant solide ' (prellecst utile, car il est certain que bien des fautes qui paraissent telles devant les hommes, ne le sont pas devant Dieu ; au lieu que des actions, regardées des hommes avec admiration, sont en horreur aux yeux de Dieu, à cause de la propriété dont elles sont corrompues. C'est pourquoi Dieu arrache tout l'acquis, et même l'infus, pour bannir de chez nous la propriété. Conq)tez, Monsieur, que ({uelque droite intention que l'on ait, il n'y a de pur que ce que Dieu dérobe à notre vue, soit par les sécheresses et distractions, soit par des épreuves plus fortes, qui sont la réelle expérience de nos misères. La lumière de la foi n'arrête point l'âme : \ous connaîtrez même plus par l'expérience que par la lumière-.

LVin. - M'"« (iUYON V FÉNELON ^

J'ai songea vous cette nuit bien singulièrement. Cela

I. Sur cet emploi dcaulanl, cf. fragment d'autobiograpliic, p. 0 cl n. I.

a. Cette lettre est la réponse ;i la précétlcnle ; toutes deux doivent dater du milieu de mai.

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