Lettres chrétiennes, t. V, Lettre LXXVII, p. /|i(j-/iai
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que vous veniez à Pjaris qu'à B[eyncs]. A P[aris], nous ferons très facilement ce que vous me proposez. Pour B[eynes|, il nvest impossible d'y aller maintenant. Je meurs d'envie de vous voir', cl je crois vous devoir dire, que vous devez aj^ir avec moi sans hésiter et avec moins de précaution. Quand vous serez à P[arisj, vous n'aurez qu'à m'avcrtir. La chapelle de M. de G. à Saint- Jacques " est faite exprès pour vous recevoir au confessionnal l'après-midi.
Vouspourrez aussi voir ce que M. F[oucquet?P vous veut montrer. Mais je crois qu'après avoir vu tout ce qu'il voudra vous faire voir, il faudra écouter aussi M. de V[aux| '* et voir tout ce qu'il aura à vous montrer. Peut-être tirerez-vous de ces deux examens rassemblés quelques bons éclaircissements. Peut-être que M. de V[aux] sait mieux que M. F[oucquet], ou qu'elles sont changées en mieux depuis que
i". Leltre à la comtesse de Monlberôn du 8 août lyoïj, t. ^ III,[». -joi.g: « Je iiifurs d'envie d'aller vous voir, ma chère fdle » ; cf. plus loin lettre du 21 août iCSg, p. îG'i."^
2. Sans doute Saint-Jarqties-du-Haut-Pas, où Fénelon avait plusieurs fois prêché ; cf. abbé ,1. Grcnte, Une paroisse de Paris sous l'ancien régime, Saint-Jacqaes-dn-Hant-Pas ( 1 ôOC-i-yS). Paris- Auteuil, 189-, I vol. in-i2, p. 5f).
3. Je crois que cette initiale doit désigner ici Gilles Foucquet. frère du surintendant, premier écuyer de la grande! écurie du Roi, contiileiil de Mme Guvon, dont elle a parlé plusieurs fois dans sa Vie (t. III p. i3o, 171)- Quand en iOqS, elle quittera Paris, M. Foucquet sera seul à connaître sa retraite (cf. Introduclion II, § I, |). i.iii). Oncle de son futur gendre, c'est lui qui sans doute servit d'iiileriuédiairc dans les négociations du mariage.
'4. Neveu de Gilles Foucquet et fds aîné du surintendant, Louis- Nicolas Foucquet, vicomte de Melun, etc., litre comte de \'aux, était né en janvier iG54. Il deviendra le gendre de Mme Guyon deux mois plus tard. Cf. Lettre du 17 juillet et lettres suivantes.
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M. [Foucqucl] ne les voit plus. Je dis pcul-ctrc, el je iTai garde d'en dire d'avantage ; mais la chose mérite d'écouter sans prévention les deux côtés. M. de V[aux] prétend vous parler avec une ingénuité, dont vous ne pourrez douter. Il ne sera pas mauvais que vous soyez prémunie des mémoires contraires, quand vous écouterez ce qu'il aura à dire ; ainsi il vaut mieux commencer par M. F[oucquet].
Je ne vous dirai rien aujourd'hui sur moi, parce quejeremets tout à la prochaine entrevue. Cependant je fais ce que vous m'avez mandé. Je suis à vous avec une reconnaissance proportionnée à ce que je vous dois. C'est tout dire, Madame. Ce 16 juin 1689 ^
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Vous no sauriez croire la joie que vous nie donnez, de vouloir bien que je vous voie où vous me marquez. Il me semble que Dieu le veut, et que votre âme en recevra des forces toutes, nouvelles. C'est tout mon penchant que d'agir avec vous, comme vous me marquez^. Il me semble que Dieu le veut, mais j'attendais qu'il vous donnât la disposition de correspondre à mon attrait, qui augmente chaque jour, loin de diminuer. Je vous écris une très grande lettre ^, sans pouvoir y résister. Il semble que je ne sols au monde que pour vous, tant Dieu m'y a appliqué fortement. Je serai samedi au soir ■' à
I. Cette leltrc est la réponse à la Lettre LXX, ji. lOri-iV'.
a. T. V, Lettre LXXVIII, p. /121-2.
3. C'est-à-dire « sans hésiter et avec moins de précaution ».