‹ Fénelon & Mme. Guyon, documents nouveaux et inéditsChapitre 224 sur 347 · juin · texte numérisé non relu

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Varis. Je vous verrai lundi, si vous le voulez bien. Je ne manquerai pas de me rendre où vous me dites. J'irai vous voir dès le dimanche, mais je crains de vous incommoder. Si le jour vous agrée, un petit mot me fera courir, pour vous assurer de ce que je vous suis en \otre-Seigneur. Ce 16 juin 1689.

Je ne pus- point vous parler hier, et tout ce qne je disais, n'était que par violence et sans nulle correspondance intérieure, à la réserve de ce qui me regardai! moi-même, que j'avais facilité de dire, et que j'eusse poussé plus loin, si on l'avait exigé de moi : la raison de cela était que les choses, que je disais de moi, étaient une démonstration des mêmes choses que vous savez. Mais, comme il ne s'agit pas de convaincre ni d'éclairer votre esprit très convaincu et plus que sullisammcnt éclairé, je compris et sentis d'abord que ce n'était pas la manière, dont Dieu voulait que je vous parlasse. Je n'avais d'inclination que pour le silence ; mais, comme je ne trouvais pas de votre côté ni toute l'attention du cœur, ni tout le silence de l'esprit, cela n'avait pasl'elTet que Dieu en prétendait. Il a permis que je m'en allasse avec vous, pour vous apprendre qu'il y a un autre langage, lequel lui seul peut apprendre et opérer. Il n'emplit le cœur de l'onction pure de la grâce, que pour vider l'esprit; et il ne donne que pour ôter : c'est une expérience qui demeure, lorsque la conviction de l'esprit est ôtée. Je vous demande donc audience de cette sorte, de vouloir bien cesser toute autre action, et même autre prière que celle du silence. Lorsque l'on a une fois appris

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