‹ Fénelon & Mme. Guyon, documents nouveaux et inéditsChapitre 270 sur 347 · I. llel>r. XI, I · texte numérisé non relu

I. llel>r. XI, I

■'.. La formule de Fcnelon est plus prudente et plus modérée que cille de Mme Gujon dans sa lettre du ?.i février 1689 ; cf. p. ^19 et n. 1 .

■-. II Tim.. I, 12.

FKNELON A M- G LYON 249

Jous les jours : je ne puis résisler ù Dieu ; vous savez, donc que c'est Dieu qui vous mène, quoique vous no sachiez pas où est-ce qu'il vous mènera. Il n'y a donc jamais de foi (|iii n'ait effectivement sa certitude, mais c'est une ccrlilude sur laquelle on ne peut pas toujours réllécliir. Dans le temps de la tentation, la certitude demeure, mais on ne saurait en faire usage pour se calmer, l'allé demeure si bien qu'on ne vou drait pas pour un bonheur éternel sortir un moment de cet état; tant il est vrai que la conviction qui (ail la foi, quoique enveloppée, demeure toujours inallé rable ; mais, comme je l'ai dit. Dieu ne permet pas alors qu'on puisse réfléchir expressément sur elle, pour se rendre témoignage à soi-même qu'on la possède ; ce retour serait une propriété, ([ui empêche rait l'àme de se déprendre d'elle-même.

Remarquez encore la certitude de la voie ' ou la certitude de son propre salut. Il n'est pas nécessaire qu'on ait toujours la certitude de son salut ; au contraire, l'état de cette vie demande qu'on en soit privé ; et l'état des âmes, que Dieu veut perfectionner, demande que dans ce doute elles fassent sans réserve un sacrifice d'abandon sur leur éternité. Il est donc vrai qui! vicnl un lemps, où Dieu se cache, où ion ne sait si on laime, ou si on en est aimé. On sail bien certainement en général que la voie est de Dieu, mais on ne sait pas si on la suit. Je comprends que Dieu pousse quelquefois jusqu'à certaines extrémités,

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