Texte de Dutoit : quand on voit par cela
^i. Les Lettres sur la religion seront comme l'esquisse détaillée de ce livre que Fénclon n'a pas écrit.
M""^ GUYON A FKNKi.d.N 27a
lianlicsse el qirignorance cl»e/. lus lilicrliiis. Ils méprisent et allaquonl tout en gros, mais en détail la force tic la religion bien examinée les accable. Quand il voudra en l'aire l'expérience, il verra, les livres à la main, que Timpiélé est la faiblesse même. Ils ne savent ni l'esprit de la religion ni ses preuves'. Pour moi, je suis ici dans une agitation et même occupation continuelle, et je ne puis nie mettre paisiblement devant Dieu ; mais mon co^ur est toujours uni à lui, et je l'y trouve dans tous les moments de liberlé. J'espère qu'après ce premier temps je serai plus à moi, et aux choses dont il faut se nourrir. Pour lefond, cest toujours la même chose. Je vois bien des choses quidcvraient me faire plaisir, mais Dieules tempère, en sorte (jue mon cœur ne veut ni ne trouve à se reposer en rien. C/esl la colombe de TYrche, contrainte de revenir. Je bénis Dieu de tout ce qu'il vous donne. Quand nous rcverrons-nous-":* Je ressens toutes vos douleurs et toutes vos consolations jusqu'au fond du cœur. Ce i '.i septembre 1689.
I. « Toutes les fois que vous voudrez examiner les fondeiiicnts ili' la religion, vous reconnaîtrez sans peine ([u'on n'y peut opiioser rien (le solide, et que ceux qui lu combattent ne le l'ont que pour ne -. point assujétir aux règles de la vertu » (Lettres spirituelles, t. \III p. '1G6-7). — « Vous connaissez les vrais Ibndeuients de la religion d la faiblesse de tout ce qu'on lui op[iosc, etc. » (id., id., p. 'lyô, d).
7. Mine Guyon était alors à la campagne, près de sa fdle ; cf. sa \ t.- (III' partie, cliap. x), édil. cit., t. Ill, p. 120 ; « Ma fille fut mari. . chez Mme de Mîramion, et je fus obligée à cause de son extrême jeunesse [i3 ans, comme on a vu] d'alli;r rester quelque temps avec elle, .l'y restai deux ans et demi. 0 Pendant tout ce séjour, Mme Guyon ne vint à Paris qu'à de rares intervalles. C'est cet éloigncment el lesnouvelles occupations de Fénelnn qui vont maintenant ralentir l.i corrrs- ])ondance.
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J'ai bien dos chcscs à vous dire, car mon cœur est .souvent plein pour vous devant le Seigneur. Je comprends toujours plus qu'il vousalme, et les desseins qu'il a sur vous qu'il établit sur la petitesse. Mon cœur vous goûte de plus en plus, quoique de loin ; et, comme Dieu vous veut faire le père d'un grand peuple -, il veut jeler de profondes racines de votre édilice spirituel ; il veut vous donner un cœur docile pour conduire un grand peuple. La demande que Salomon lit au Seigneur est admirable : il ne demande point un air d'autorité pour se faire craindre, mais un cœur docile '. Plus votre cœur sera docile, comme un petit enfant sans raison et sans résistance, plus vous serez comme Dieu votis veut, plus vous serez propre à ce à quoi il vous destine. Le don de la véritable sagesse, c'est cette docilité du cœur. Craignez plus que la mort de reiuser à Dieu, quelque cbose qu'il veuille exiger de vous, ce que votre docilité ne vous laissera pas ignorer. Que le respect humain et le conseil des autres ne vous lasse jamais agir contre votre propre ca^ur. Ceci vous est de la dernière conséquence et, pour vous, le fond de toutes choses. Ne craignez pas de faire des fautes avec cette docilité de cœur. Si vous en faites, ce sera par hésitation ; allez donc par là avec une fidélité invariable, car le Seigneur sera avec vous : il vous enseignera toutes choses ; il vous mettra, 11 mettra dans le moment dans votre bouche ce que vous avez à dire, mais suivez-le inviolablement. La fidélité sera lumineuse ; mais, si vous étiez infidèle, vous