‹ Fénelon & Mme. Guyon, documents nouveaux et inéditsChapitre 287 sur 347 · Sur cet emploi de ici, cf. Lettre X\I, p. 66 et n. i · texte numérisé non relu

Sur cet emploi de ici, cf. Lettre X\I, p. 66 et n. i

2. Ceci répond à la demande qu'avait faite Fcnclon dans sa Lettre du 3i août ; cf. p. 271.

3. Fénelon s'assimilera toutes ces idées et les développera dans uik lettre à Mme de Maintenon (= Instruclions, XXML t- M, p. i3i-o)

'1. Je n'ai [)u découvrir fpiels amis Mme Gnyon avait à Saint- ( )upnti" .

M"- r.L'VON A FÉNELON ^77

Je suis si certaine de son soin sur vous, que je n'en puis douter. Il ne veut de vous rien autre chose, sinon que vous soyez bien petit, très dépendant de lui, et ([uc vous le suiviez inviolablement, quoiqu'il en coûte, par les roules intérieures et les mouvcnienls qu'il inspire luimême. La fidélité à suivre ceux qui sont fort aperçus vous éclairera et vous stvlera pour ceux que leur extrême délicatesse rend presque inqxMceptiblcs. Vous ressentirez encore du temps la peine de l'humiliation c|ue causent les fautes, surtout dans le poste où vous êtes. Mais accoutumez-vous d'v être immobile, et de ne point mettre la inain à l'Arche comme Oza'. quand même vous la verriez chanceler : car, (|uoique ce lût vme bonne œuvre pour un autre, elle ne vaut rien pour vous, que Dieu veut entièrement passif Gela l'ait beaucoup mourir. Cependant, f|uelques fautes dans lesquellesvous puissiez être tombé, il ne faut par aucune activité auprès de Dieu vous remettre bienaveclui, ni avec les créatures, à moins que la charité du procliain n'v lut intéressée : mais souvenez-vous de laisser tomber -tous les mouvements de la nature, qui, sous les prétextes les plus justes du monde, veut toujours raccommoder ce qui est gâté. Plus l'on est actif, plus il faut agir activement, mais plus l'on devient simple, plus il faut remédier à ses maux simplement : mais, lorsqu'on est |iassif il faut rester comme mort, sans la moindre action, ([uoi([ue l'on se sente piquer. Ceci est très dillicile pour la pratique, demande beaucoup de mort et de fidélité, mais c'est aussi d'une grande pureté, et la seule pureté en peut découvrir l'extrême pureté et la profondeur de la mort. \ otre cœur est trop à Dieu, pour se laisser gagner au plaisir de l'élévation. 11 se laisserait plutôt pénétrer de la douleur que de la joie ; vous pouvez

1. Texte (le Dutoit : Ufiifsicj: i"iii> l'allusion est certaine au récit lies Bois. II, III, (5.

Page 1