‹ Fénelon & Mme. Guyon, documents nouveaux et inéditsChapitre 304 sur 347 · Sans doute au duc de Chevrcuse · texte numérisé non relu

Sans doute au duc de Chevrcuse

II. Pour cette lettre et pour les suivantes non datées, je conserve presqiie partout l'ordre du manuscrit de Dutoit. Les garanties qu'il présente sont, comme on l'a vu jusqu'ici, minimes. A défaut d'autres pourtant, on ne saurait les négliger. Il est certain, par exemple, que cette lettre est postérieure à l'entrée de Fcnclon à la Cour, comme le prouve l'allusion à son « emploi » ; cf. Introduction, I, § III, p. xxvn.

5. Discours chrétiens et spirituels, t. II, Disc. LIV, p. .'?:i7-9.

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aulrc chose par son opération, ([uc de dissiper les obstacles.

[I.cs àuies réagissent «liiïoicinmcnt sous l'action de Dieu, selon qu'elles se laissent exposées paisibloiuenl à ses rayons ou cju'elles inler- ])oscnt «les nuages entre elles et lui.]

C\IX. — M"'« Cl Y0\ A IJLNELUN '

Il me parait à réi,Mrcl du pur amour, qu'on ne démêle point assez ce que c'est que les trois vertus théologales, en sorte qu'on l'ait comme un mélange de l'amour d'espérance et de la parlaitc charité.

On peut avoir et la loi et l'espérance, sans avoir la parfaite charité ; mais, sans avoir l'une et l'autre de ces vertus, on ne peut avoir la même charité ; ainsi, loin de les exclure, elle les renferme en elle-même.

[La charité sans intérêt ni crainte.]

D'où vient cpie le parfait amour chasse la crainte - ? C'est que la crainte ordinairement a im rapport à soi. Il n'y a que la crainte filiale qui rejette tout rapport h soi, laquelle peut subsister avec la charité, et c'est tmc crainte chaste de ne pas assez plaire au Bien-aimé : mais elle est sans trouble. Toute chaste pourtant et toute paisible que soit cette crainte, elle est encore surpassée par la charité : elle n'est pas rejetée comme la première, mais outrepassée; parce que la pure charité outrepasse toutes choses, pour se perdre dans son divin objet *.

[La charité demeure étcrnellcnicnt et ne s'arrête qu'en Dieu même.]

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