‹ Fénelon & Mme. Guyon, documents nouveaux et inéditsChapitre 40 sur 347 · INTRODUCTION XXXIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXXIX

sion que j ai pour loul ce que vous me dites, répouilait-elle un jour à Fénclon, me fait croii-e que j'ai mal lait de vous avoir écrit sur les purifications passives, je ne saurais m en repentir, puisque, si je m'étais méprise, j'ai un extrême plaisir (jue vous le connaissiez'. » « Je suis persuadée, lui disait-elle une autre fois, que, si nous n'étions pas d'accord, ce serait faute de raexprimer avec assez de netteté -. » Fénelon savait et saura surtout mieux que personne ce que sio-niûcntde pareilles formules. Mais il ne s'étonnait ni uc s'irritait de voir une volonté résister à la sienne. Il la sentait supérieure, et eu acceptait avec une joie -Dumisc la domination.

Ce n'était pourlanl |)as jusqu'alors une domination publiquement avouée. « 11 ne voulait rien risquer poulie dehors ^ », rien « qui put se faire remarquer ' ». Rares étaient leurs entrevues, même quand il habitait encore Paris et que son amie n'était pas à la campagne. Ils * se voyaient ([uel<[uefois, soit au parloir du quai des Tournelles, chez les JNIiramiones, où Mme Guyon s'était installée depuis sa sortie de Sainte-Marie^, soit au confessional, dans une petite chapelle à Saint- .lacques-du-Haut-Pas ^ Quand il partit à la cour (août 1689) ils se virent moins souvent encore, et pendant longtemps presque en cachette, avec je ne sais quelles allures mystérieuses et furtives', qui devaient plaire

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