‹ Fénelon & Mme. Guyon, documents nouveaux et inéditsChapitre 41 sur 347 · XL INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XL INTRODUCTION

iiifiniincnt, seinblo-l-il, au cai'iK lèro i-omanesqno île l'ciiolon : « Je n'allais jn'csquc jamais à Paris, raconlait-il plus lai'il à Chanlcrac ; elle venait à Versailles en trois mois une fois, en allanl voir une cousine à Saint-Cyr '. » Ce récit tendancieux est pourtant l>rcs(iue exact. Si Ton songe que, peu après le mariage de sa fille, Mme Guyon alla passer deux ans et demi près d'elle à la campagne"^, que le 12 septembre 1698 elle quitta Paris poui- une retraite inconnue^, et que depuis lors elle ne semble plus avoir rencontré Fénelon, il reste à peine deux années, oîi ils n'ont pu se voir qu'à intervalles très irréguliers, et pas toujours en tête-à-tête. Fénelon pouvait donc affirmer à M. de Noailles : « Je n'ai vu ni pu voir souvent Mme Guyon ; mon principal commerce avec elle a été par lettres*. » Celles-ci semblent avoir été très fréquentes, parfois même quotidiennes : c'était un échange presque incessant de pensées, de sentiments et de grâces. Mais Fénelon exigeait de sa correspondante qu'elle prît toutes « les précautions nécessaires pour la sûreté du secret^ ». Il craignait les indiscrétions de la poste ® : les lettres allaient et venaient, comme en fraude, transmises par « des personnes affidées » ; le duc de Chevreuse était le plus dévoué de tous ces interméiliaires ''.

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