Fénelon à Mme Guyon, Lettre du 12 juin i(J87, p. i
8. Fénelon à Muie d(- Mainicnon, Lcthe ihi 7 mars il'ii)l'>, t. IX. p. 81, '/.
(j. Fénelon à Mme Guyon, Leitre du 9 juin ilibN). p. i(ia.
INTRODUCTION XLVll
I i atlaclieiiieiil Iruid et sec ])oiir vous'. » C'clail
une ainitu' toute nue.
« Leur union allait toujours croissant-.» Si cachée que Fénelon voulût la tenir Jans une cour médisante et prompte à se scandaliser, elle était pourtant connue cl bénie dans un petit groupe damis ou plutôt d'initiés. Sans parler de .Mme de Maintenon, et des filles de Saint-Cyr, qui s'enthousiasmaient follement pour la dévotion guyonienne^ les Charost, les Beauvillier, les Clievreuse, les Mortemart, les Morstein se serraient autour des deux amis en une sainte et aristocratique milice, qui travaillait à l'avènement du règne de Dieu avec des allures de conspirateurs. La plupart de ces pieuses femmes vivaient à Paris et ne venaient guère à Versailles, dit Saint-Simon, « qu'en cachette, et pour des instants, lorsque, pendant les voyages de Marly, où Mgr le duc de Bourgogne n'allait pas encore, ni par consé([uent son gouverneur, Mme (îuyon faisait des échaj)pées de Paris chez ce dernier, et y faisait des instructions à ces dames : la comtesse de Guiche, fdle aînée de ^L de Noailles, qui passait sa vie à la cour, se dérobait tant qu'elle pouvait, pour [)roflter de cette manne. L'Echelle et du Puy, gentilshommes de la manche de Mgr le duc de Bourgogne, y étaient aussi admis ; et tout cela se passait avec un secret et un /mystère, qui donnait un nouveau sel à ces faveurs*». Ce petit troupeau choisine faisait plus