‹ Fénelon & Mme. Guyon, documents nouveaux et inéditsChapitre 50 sur 347 · Lettre du iS mars 1G89, p · texte numérisé non relu

Lettre du iS mars 1G89, p

3. Sur Taction de Mme Gnyon a. Saint-Cyr, cf. le § II de celle seconde partie de rintroduntion, p. i.xxxi.

/|. Saint-Siuion, année lOgf), cdit. des Grands écrivains, t. H, |.. Wx-ô.

Xr.Mll INTRODUCTION

((ii'iiii iiiaintenaiil avec celui que l'\'-uelon avait jadis i>i'Oupé autour tic lui, Sainl-Siuioii ajoute que 1 abbé « ne les conduisait pourtant que sous la direction de la prophétesse ». La remarque est vraie, mais insuflisante. PourFéneloii, comme pour tous ces néophytes, Mme Guyon restait l'initiatrice, la femmme visitée de Dieu et, dans toute la force du terme : « la prophétesse ». Mais l'élu du Seigneur, le prédestiné, celui qui devait être entre les mains de Dieu un instrument privilégié de rénovation religieuse, c'était lui. Mme Guyon le désignait elle-même comme le Christ de son « nouvel Evangile ' » : « Consultez, disait-elle au duc de Ghevreuse, consultez nion oracle après le Petit-Maître : c'est S. B. - », c'est-à-dire Fénelon. Elle ne se lassait pas d ailleurs de lui rappeler le rôle jn'ovidentiel qui l'attendait : « Les desseins de Dieu sur vous sont grands, lui répétait-elle '^ Vous êtes la lampe ardente et luisante qui éclairera F Eglise ^. Dieu vous veut faire le père d un grand peuple". » Quant à elle, elle se contentait d'être « la victime éternelle, Ijrùlant sans cesse devant Dieu ^ » pour l'homme prédestiné, et donnant sa vie, — « mille vies, si elle les avaient eues », — pour que la volonté et la gloire de Dieu se réalisassent en lui^.

Rien dans ces prophéties, dans ces appels, dans ces

1. Fénelon à Mme de Maintonon, Liltro (lu 7 mars lôgG, t. IM. p. 81, (/.

2. Mme Guyon au duc do CLovrcuse, Lettre inédite du ai octol>re i(M)'t (Mss. de Saint-Sulpicc, I"^'' recueil Ghevreuse, p. 1 10).

,î. Fragment d'autobiographie, p. 8 ; Lettre XXIX, p. 77.

'1. Mme Guyon à Fénelon, Lettre XXXI, p. 79.

f). 1(1., Lettre du 20 septembre lOSg, p. 27/1.

G. Id., Lettres XXIX, p. 77, I, p. 1.1 ; XXXI, p. 78.

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