‹ Fénelon & Mme. Guyon, documents nouveaux et inéditsChapitre 52 sur 347 · INTRODUCTION M · texte numérisé non relu

INTRODUCTION M

il Saint-Gyr el enqiiolée par Bossucl, Fénelon suspect lui-raèrae el participant aux conférences d'Issy moins en consulteui" qu'en accusé *, l'étroite coinniunion spirituelle des deux amis apparaissant manifeste dans cette confrontation de leurs deux doctrines, la stupélactioii cl les craintes de lîossuet croyant qu'il y allait 'le toute ri'^glise, les premières hostilités entre l'évêque doctrinaire et le prêtre mystique, Fénelon sacré archevêque de Cambrai dans une suspension d'armes, mais rrfusant d ap[)rouver Vlnsfructioii sur les étals d'oraison et publiant en toute liàle l Explication des Maximes des Saints comme une riposte anticipée, sa disgrâce et son exil rendant plus violent el plus âpre l'admirable duel de pamphlets entre les deux adversaires, l'Eglise, la Gour et la Ville partagées en deux camps, le livre de Fénelon enfin condamné, la soumission un peu ihéâtrale et magnifique en son humilité de 1 archevêque de Cambrai, tout le détail de cette histoire est connu, et je n'y veux point revenir. Une seule chose importe ici : leur amitié, et ce qui en resta.

« Dès qu on a parlé contre elle, écrivait Fénelon à M. de Noailles eu iG()7, jai cessé de la voir, de lui écrire, de recevoir ses lettres ^. » Un an plus tard, il affirmait encore à son ami Chanterac : « J'ai cessé tout commerce, dès cpion a commencé à parler contre elle : il y a cinq ans f[ue je n'en ai aucune nouvelle... Le iu'uit commen^-a dans lautomne de iGqS, et je cessai de la voir ^ ». Ces affirmations sont d'une exactitude

1. « Il est clair comme "le jour que jetais le [irineipal accusé » (Fénelon, Réponse d lu Relation, t. III, p. i5, (7).

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