‹ Fénelon & Mme. Guyon, documents nouveaux et inéditsChapitre 79 sur 347 · Fénelon à Mme Guyon, Lettre du 10 octobre ibSg, p · texte numérisé non relu

Fénelon à Mme Guyon, Lettre du 10 octobre ibSg, p

IXTHODL'GTION LXXMI

déjà la douceur aulorilaii'e, la vertu de réconfort et le charme bercenri|u il aura désormais dans les siennes ' : 11 atténuera ([uel(|ues excentricités verbales, supprimera les formules tropésotériques, clarilicra et allégera les lourds développements confus, mettra sur toutes ces idées sa flamme, son esprit, sa grâce, sa puissance de séduction, mais il ne dira presque rien que n'ait déjà dit son amie.

Si Ion veut sentir dans toute sa force ce « guyonisme» de Fénelon, on lira les lettres de direction, qu'il a écrites dans les heureuses années, où il était en « union fixe » et « toujours croissante ^ » avec Mme Guyon. Dirigé, il est aussi directeur, et directeur désiré, écouté, choyé. C'est le moment, où toute la famille Golbert se confie à lui, où Mme de Maintenon lui remet en mains la conduite de sa vie intérieure, et où, derrière elle, tout Saint-Cyr le prend d enthousiasme comme maître spirituel. C'est le moment du reste, où Mme Guyon, relâchée sur la demande de Mme de Maintenon elle-même, ne garde plus de la persécution antérieure qu'une aui'éole et un attrait de plus. Reçue comme un oracle chez les duchesses de Gharost, de Beauvillier, de Chevreuse, de Mortemart, elle s'installe presque olficiellement à Saint-Cyr avec l'autorisation tacite de Mme de Maintenon, conquise elle aussi : « Presque toute la maison devint quiéliste sans le savoir, raconte une dame de Saint-Louis^ : on ne parlait plus que

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