‹ Fénelon & Mme. Guyon, documents nouveaux et inéditsChapitre 80 sur 347 · Cf. en particulier, Lettre XVI, p · texte numérisé non relu

Cf. en particulier, Lettre XVI, p

2. Fénelon ;i Mme Guyon, Lettre du Vendredi saint 1689, p. iii.

3. La mère Du Pérou,' témoin oculaire (^Mémoires de ce qui s'est P'^ssé lie plus remarquable depuis l'élahlissement de la maison de Saint-Cyr, t. I, chap. SIX, Ce qui s'est passé icy sur le quiélisme, p. i34. — Le manuscrit de ces Mémoires encore inédits est conservé à la Bibliothèque

L\x\ m iNTiionrcTiox

(1 aiiiourpui' (le Dion, d ahandon, de sainte iiidillorenco, de simplicité ; cette dernière vertu servait de voile à la recherche de toutes les petites satisfactions person» nelles... on prenait ses aises et ses commodités avec la sainte liberté des enfants de Dieu ; on ne s'embarrassait de l'ien, pas même de son salut. » D(> cette « petite église ' » guyoniennc, c'est l'abbé de l'énelon qui est maintenant la voix. Mme Guyon lui avait jadis écrit : « ^'ous serez ma langue, vous |>arlercz mon même langage et nous accomplirons ensemble toute justice -. » T. a prédiction se réalisait : « Lorsque Notre- Scign<'ur, disait-elle, me lit connaître qu'il serait ma bouche, il ne m'a pas trompée^» Il redisait donc aux autres ce quelle lui avait dit dans ses lettres ou ce quelle lui avait infusé dans ses communications en silence : « Il donnait des conférences à certains jours de la semaine aux dames qu'il dirigeait, et il ne man- <[uait pas d'y insinuer la nouvelle méthode pour s'unir à Dieu et pour faire oraison '\ » Des lettres, plus intimes et plus personnelles, précisaient la doctrine

(lu séminaire de Ycrsaillcs, où il m'a été très oljligoammcnt eommuniqué) ; cf. encore la Vie de Mme Guyon, édit. cit., III'^ partie, chap. \i,

t. III, p. 123.

1 . Expression du P. La Combe qui scandalisa beaucoup les examinateurs de Mme Guyon : cf. ce qu'elle raconte de son interrogatoire dans une lettre de mars 1697 ^ ^^ duchesse de Mortemart (.^) (mss. de Saint-Sulpice, V recueil Chevreusc, p. 188) ; cf. encore la lettre de Fénelon à Mme de Maintenon dvi 7 mars 1696, t. IX, p. 82, </: (( Pour la pclili- É'jUse, elle ne signifie point...' une église séparée de la catholique, etc. )i

2. Lettre inédite au duc de Ghevreuse du .'1 octobre lOtjfi : « Il )ue semble que je vois ainsi vérifié ce qui me fut donné à connaître de S. B. et que je lui écrivis : qu'il serait ma langue, etc. » (Mss. de Saint-Sulpicc, P'' recueil Ghevreuse, p. io5-6).

.■5. Lettre inédite à .-• de mars i6()8 (Jd., id., p. 19/1).

/(. Mi'inoii-t's... df la malsnii de S"inl-Cyr, loc. cit.. p. i3o.

IMMdltrCTKlN LXXIX

gônôrak' préseiilcc dans les seniioiis, cl I ailaphiiiMil aux besoins de cluuuin.

De toutes ces lettres à Mme de Maintenon , à Mme de [.a Maisonfort, et à ses autres dirigées (Mme de Maintenon avait |)ii à elle seule eu former quatre volumes'), la Mieilh'ure édition de la Correspondance n'en coiilimi (|u un très pelil nombre. Mais, comme je 1 ai monli-é ailleurs-, on peut retrouver les plus importantes il entre elles dans deux recueils com])osites, qui groupent sous des titres arbitraires des fragments, lettres et opuscules spirituels de Fénelon : C'est le Manuel (le Piélé Q\ les Inslrnclions et aris sur dwers points de la morale et de la perfection chrétiennes. La plupart des chapitres de ces recueils sont des lettres à Mme de Maintenon ou à des personnes de « la petite église ». (^e sont ses premières letlros de direction après l'entrée de Mme ('luyoïi dans sa vie, ses lettres les ])lus sincères, les plus ardentes, les plus conqilaisamment développées. N'ayant alors pas encore fait la dure épreuve de 1 iiupiisition, et portant dans ses exliorlalions l'âme imprécautionnée d'un néophyte, il laisse échapper ses rêves mystiques dans toute leur foi'ce première, qui est très belle. Le disciple de Mme Guyon s y retrouve tout entier : c est la thérapeutique spirituelle de sa directrice, avec quelque chose peut-être de })his viril, de plus passionné, de plus dominateur. Mais, si 1 allure de la pensée est plus rapide, la pensée même reste identique dans son fond, et pln-

1. Fénelon, ExpUcalion de quelques expressions lirées <les leilres <h Fénelon à Mme de Mainlenon, t. VIII, p. 5oi, (j et 5o3, (j.

2. La Correspondance spirituelle de Fénelon avec Mme de Mainlenon (Revue d'iiislolre lillérairc de /" Fnuire, janvier-mars iQoO, I. XHi,

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