‹ Fénelon & Mme. Guyon, documents nouveaux et inéditsChapitre 85 sur 347 · Poésies, n' VII, p · texte numérisé non relu

Poésies, n' VII, p

4. Lettres spirituelles, t. VIII, p. 589, g. H iai.t lire : je n e« saurais guère rien dire, etc. ; cf. p. 58o, d.

5. Lettre à la comtesse de Montberon du 20 novembre i70i,t. Vlll,

^'o.V'énélonà Mme Guyon, Lettre du 11 juillet 16^9, p. 206; cf. encore t. VIII, p. 589, g.

INTRODUCTION LXXW

séder ni se maîtriser, .oscillent par secousses brusques de la dureté à l'attendrissement. Fénelon connaissait lui aussi ce va-et-vient d'une âme débile, ces « hauts et bas, qui le secouaient rudement' ". D'une sécheresse souvent tranchante et dédaigneuse -, aiguisant en impitoyable ironie une raison qu il avait merveilleuseuient sûre et fine, ne sachant pas résistera la joie de tuer les gens sous un sarcasme ', il était repris presque aussitôt par son excessif « désir de plaire '* », d'être aimé et admiré, comme les cœurs insuffisamment robustes, qui ne se suffisent pas à eux-mêmes : la perte d'une affection, d une sympathie '', si mince fùt-elle, la plus légère ératlure à sa réputation le faisait souffrir « horriblement » et « crier les hauts cris'' ». 11 aurait fini par avoir peur d une servante ^. Sentait-il au contraire autour de lui bienveillance et alfectueuse admiration, il retrouvait son élasticité d'àrae et sa confiance en soi. Il se sentait « libre, dégagé et hardi* ». Mais, quand le calme du matin ou la solitude conquise sur la vie de cour lui rendait le recueillement ', alors il prenait conscience de toute cette misère, d'abord inaperçue, et « sa lâcheté lui faisait horreur *" ». Comme un neurasthénique, qui se

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