‹ Fénelon & Mme. Guyon, documents nouveaux et inéditsChapitre 94 sur 347 · Poésies, n" XIV, j · texte numérisé non relu

Poésies, n" XIV, j

INTIUiDLCTlON XCIII

pour cire un vaiiujueur ; (,i il seuibicrail qu'il n ait eu ses premici's irioiuplics (juc pour scutir plus âpre ramei'tume ilèlre partout un vaincu : « Il faut être vaincu ' », disait-il à Mme Guyon avec une tristesse résignée. Mais cliacune de ces défaites était une étape dans la victoire progressive de son idéal sur son tempérament, de « 1 hlvangile éternel » qu il avait reçu de son amie sur les désirs mondains d'une humanité trop vivante. Une à une son amour de Dieu toujours plus sincère et plus prenant éteignait en lui toutes les ardeurs terrestres, comme dans sa cathédrale « à l'odice du chœur, le grand éteignoir, promené par la main dun de ses chapelains, éteignait tous les cierges par derrière lun après l'autre' ».

Ainsi sest réalisée à travers cette vie la prédiction de Mme Guyon, que « Dieu le lui avait donné, pour le faire mourir par l'opposition de son naturel^ ». Il voulait chercher Dieu, mais il ne savait chercher que soi. Les événements, qui ne jnénageaient à son orgueil ni les blessures ni les mutilations, le ramenaient toujours vers Dieu par la souf'Vance ' ; et c'est vers lui enlin qu il est resté tendu dans la foi et dans l'aiiiour. Sa vie a été une course ardente, soullVante et sinueuse vers le Dieu caché. Il est accouru d'abord « à Todeur de ses parfums-' » et l'a suivi « à la piste '' ». Il a trouvé une route obscure et une «-nuit sans étoiles' ». Il a hésité, tâtonné, erré, reculé. II s est senti triste et las ;

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