‹ Fénelon & Mme GuyonChapitre 103 sur 294 · Lettre inédite (IIe Recueil Chevreuse · texte numérisé non relu

Lettre inédite (IIe Recueil Chevreuse

3. Formule d'adjuration, familière à Mme Guyon et à Fénelon^ On la retrouvera souvent dans les lettres suivantes de Mme Guyon. Pour Fénelon, cf. Lettres spirituelles, t. VIII, p. l\§3, g, 53c), g, etc., etc.

l\. Lettre inédite du ier septembre iGg4 (1. c, p. c)4-q5).

5. « Dieu lui avait donné dans sa prison, et comme le fruit de ses travaux, un autre homme encore plus intime que le Père La Combe ; « et quelque grande que fût son union avec ce Père, celle qu'elle « devait avoir avec le dernier était encore bien autre chose ». Sur cela je ne veux rien deviner, et je rapporte ici seulement cet endroit dosa Vie, pour montrer que le faux mystère se continue » (Relation sursnr le Quiêtisme, VI, § 18, édit. cit., t. XX, p. i4o); cf. plus loin*

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FENELON ET M- GUYON 3

[p. 73y.] ' Quelques jours après ma sortie' je fus à Bjeynes]3 chez M[adame] de ClharostJ1, où il me fut parlé de M. L5. Un soir, je fus tout à coup occupée de lui avec une extrême force et douceur. Il me sembla que Notre- Seigneur me l'unissait très intimement, et plus que nul autre. Il me fut demandé un consentement : je le donnai ; alors il me parut qu'il se fit de lui à moi comme une filiation spirituelle. J'eus occasion de le voir le lendemain ; je sentais intérieurement que cette première entrevue ne le satisfaisait point, qu'il ne me goûtait pas; et j'éprouvais un je ne sais quoi, qui me faisait tendre à verser mon cœur dans le sien ; mais je ne trouvais pas de correspondance6, ce qui me faisait beaucoup souffrir. La nuit, je souffris extrêmement à son occasion ; nous fûmes trois lieues en carrosse7 cn-

p. 4 et 10, les textes exacts auxquels Bossuct fait ici allusion, et p. 1 1, n. 3, un autre passage utilisé par lui.

i. La page 789 débute par les dernières lignes d'un paragraphe commencé à la page précédente. — Je ne conserve pas ici l'orthographe souvent fantaisiste et incertaine de la copie.

2. Après sa sortie de la Visitation le i3 septembre 1G88 {Vie, édit. cit., t. III, p. 99).

3. Bcyncs, petit village sur la Mauldre, à 4 lieues à l'Ouest de Versailles. La duchesse de Charost y avait une maison de campagne.

k. Marie Foucquet, fille unique du surintendant, mariée depuis 1G57 à Armand de Béthune, duc de Charost. Elle avait alors 48 ans.

5. M. L. désigne ici Fénelon ; cf. plus loin Lettre XXIX, p. 77. Il n'est pas impossible que cet L soit ici l'initiale deq^amothe- Fénelon, et que Mme Guyon l'ait choisie de préférence, comme un symbole de sa maternité spirituelle, puisqu 'elle-même s'appelait Lamothe-Guyon.

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