Cf. Lettre II, p. iG, etc
7. Cf. Phelippeaux, Relation, t. I, p. 35 : « Pour leur donner occasion de parler plus librement de dévotion , on les renvoya ensemble de Benne à Paris dans le même carrosse, avec une demoiselle de la dame. Pendant le voyage, Mme Guyon s'appliqua à lui expliquer tous
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4 FÉNELOxN ET M™ GUYOX
semble [740] : cela s'éclairait un peu, mais il n'était pas encore comme je le souhaitais. Je souffris huit jours entiers ; après quoi, je me trouvai unie à lui sans obstacle, et depuis ce temps, je trouve toujours que l'union augmente d'une manière très pure et ineffable. Il semble que mon âme ait un rapport avec la sienne entier ; et ces paroles de David pour Jonathas, que son âme était collée à celle de David l, me paraissent être propres à cette union. Notre-Seigneur m'a fait comprendre les grands desseins qu'il a sur cette personne 2, et combien elle lui est chère. Je ne saurais plus rien écrire de ce qui me regarde, et je ne le ferai plus. Je porte souvent la peine des âmes, pour les en délivrer3.
Il me fut une fois donné à connaître que Notre- Seigneur m'avait donné M. L. comme le fruit de mes travaux et de ma prison5. Je me trouve en lui trop bien payée de toutes mes douleurs. Avant d'y entrer, j'avais eu un de ces désirs, que je ne peux proprement appeler désirs, puisqu'ils sont hors de moi, et qu'un plus puissant que moi les opère; et je di-
- les principes de sa doctrine, et lui demandant s'il comprenait ce qu'elle lui disait, et si cela entrait dans sa tête : Gela y entre, répondit l'abbé, par la porte cochère. »