‹ Fénelon & Mme GuyonChapitre 124 sur 294 · Cf. Lettre VIII, p. 33 et n. /t · texte numérisé non relu

Cf. Lettre VIII, p. 33 et n. /t

3. Fénelon, Instructions, XXII, t. VI, p. 121, d : « Chacun tient à une inBnité de choses, qu'il ne devinerait jamais. Il ne sent qu'il y est attaché que quand on les lui ôte, etc. ».

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comme à sa fin ; mais, sitôt qu'elle peut se recueillir, tout cela s'évanouit ; tant parce qu'il n'est plus alors nécessaire, et que la foi nue * prend la place, que parce que le désir de se recueillir était un effet de la bonne volonté, à laquelle même Dieu veut que cette personne meure. C'est une conduite qu'elle éprouvera encore quantité de fois. La peine cuisante que l'on ressent, lorsque l'on perd la présence de Dieu aperçue, marque que l'on n'est pas parfaitement indifférent, et que l'on tient au don de Dieu, car cette présence aperçue est un don créé.

Que faut-il conclure de là ? qu'il ne faut pas laisser de goûter Dieu en repos, autant qu'il vous en donne le moyen ; qu'il ne faut point se surcharger par soi même d'occupations contre l'ordre de Dieu. Mais, cela supposé, il faut laisser Dieu aller et venir, comme il lui plaît 2, étant égal dans toutes les dispositions, et portant en mort 3 les incommodités quasi continuelles que causent toutes les créatures par leur peu de raison et leur inutilité ; ce qui n'est pas une mort médiocre, lorsque l'on y est fidèle, car il y en a des sujets continuels. J'enverrai le livre, sitôt qu'il sera achevé. L'on soumet tout aux lumières de la personne, à laquelle l'on écrit simplement pour obéir *.

Je n'ai jamais ouï dire que l'on juge d'un état dans, le temps de la peine, mais bien dans le calme et la bonace. Je n'ai pas un mot à vous dire pour vous prouver

i. Sur la. foi nue, cf. Lettre du 1 5 juin 1689, p. 172.

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