Philip., IV
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ne se donne par lui-même aucun propre mouvement : c'est ainsi que je conçois le repos.
P 'ourla jouissance de Dieu, elle est aussi commencée dès cette vie : car nous sommes déjà un commencement de l'être nouveau, et de la délectation en Dieu, marquée dans les Psaumes1. La joie du Saint-Esprit, dont parle si souvent saint Paul2, la paix, la consola tion, tous ces sentiments, sont une jouissance commencée et imparfaite. Cette joie, ce rassasiement du cœur, ne vient point des créatures ; il vient donc de Dieu, qu'on goûte ; c'est donc une jouissance commencée. Le royaume de Dieu se forme et croit au dedans de nous3, de façon qu'au jour de Jésus- Christ cette gloire n'aura pas besoin d'être approchée de nous, ni[nous d'elle ; mais elle sera déjà en nous, sans avoir été aperçue, et Dieu ne fera que la dévoiler, suivant le langage de saint Paul4.
N... veut que je fasse des actes distincts d'amour de Dieu et de contrition, ne comprenant rien autre chose que l'activité intérieure. 11 prétend que, lorsque l'exercice formel des actes manque, tout manque, et que l'âme demeure oisive.
i. Ps. cm, 34.