Lettre du 11 juillet 1689, p
3. Un seul opuscule semble avoir été lu attentivement par Fénelon, c'est le Petit Abrégé de la Voie et de la Réunion de l'âme â Dieu, dont il fera le commentaire détaillé dans sa lettre du 11 août i689, p. 287- 252. Je ne cite pas ici V Instruction chrétienne d'une mère à sa fille, dont il parlera dans ses lettres des 3 et 1 U juin 1689, p. i5a et 168, car ce n'est point un ouvrage de spiritualité.
4. Réponse â l'écrit intitulé Relation sur le Quiétisme, chap. 1, t. III, p. 10, g.
XVi INTRODUCTION
sur cette négation avec une insistance ambiguë et embarrassée, et il accumule des « raisons très fortes » pour essayer de prouver un fait1. « Elle lui a mis » des manuscrits « entre les mains »: il l'avoue. Qui pourra croire que, les ayant tenus « entre ses mains », il n'y ait point jeté quelque coup d'oeil2 ? Mais sa santé et ses occupations l'ont empoché de les lire complètement et à loisir, comme il convient, quand on veut examiner et juger un livre en théologien. Et c'est là sans doute ce qui l'a autorisé à dire qu'il « ne les avait point lus » ; mais il avait été plus exact en écrivant à Tronson deux ans plus tôt: « Pour les écrits, je déclare hautement que je me suis abstenu de les examiner3. » Il n'y a donc pas entre les deux textes « la contradiction manifeste », que voulait y voir l'abbé Gosselin.
Si atténuée qu'elle soit par ces diverses remarques, elle subsiste cependant; mais elle ne surprendra aucun de ceux qui sont familiers avec le tempérament de
i. Id., id., p. io-ii : « Voici une troisième raison très forte, pour montrer au lecteur combien je suis* sincère en déclarant que je n'ai jamais lu ces manuscrits... On ne manquera pas de me dire qu'il n'est pas croyable que je n'aie jamais lu ces manuscrits, moi qui dis : Je n'ai pu ni dû ignorer ces écrits, moi qui me vante d'avoir examiné la personne avec plus d'exactitude que ses examinateur* ne le pouvaient faire. . . Voilà sans doute l'objection dans toute sa force. Je supplie le lecteur d'observer les choses suivantes, etc., etc. »
2. a Que sert maintenant de disputer s'il a lu ou s'il n'a pas lu ces manuscrits qu'il m'a mis en main ? Laissons-lui dire les choses les plus incroyables » (Bossuet, Remarques sur la Réponse à la Relation, édit. Lâchât, Paris, Vives, i864, t. XX, p. 227).
3. Lettre du 2G février (1696), t. IX, p. 78, d\ cf. encore trois lettres de Fénelon, l'une à M***, d'août 1698 (id., p. 480, g), l'autre à l'abbé de Ghanterac, du 12 septembre 1698 (id., p. 523, </), la troisième surtout à l'abbé Boileuu, du 6 décembre 1696, où l'on apprendra les différences subtiles qu'il y a entre voir, lire et connaître des manuscrits.