Sur cette formule, cf. Lettre VIII, p. 3i et n
l'éprouver par vos fautes, qui entrent plus que les avantages. Cependant je vous assure que ceux-ci seront poussés à cause des desseins de Dieu sur vous, 'qui veut que vous soyez une lampe ardente et luisante ' , jusqu'à ce qu'il l'é teigne lui-même, pour la rallumer de nouveau d'un feu qui ne s'éteindra jamais.
Je ne réponds rien sur le mariage 2 : Mfadame] de C[he— vreuse] vous aura tout dit. Tout ce que je vous puis dire, tant que la fille a été à moi, j'ai dit et fait ce que j'ai cru devoir. Dès que par son mariage elle a été à un autre, je me suis sentie dépouillée de tout ce qui la regardait pour l'extérieur, sans qu'il me soit possible d'y prendre aucune part. Je ne sais si vous me comprenez s.
Je vous assure que l'on ne peut être plus unie à vous que je le suis4. Dieu qui le fait, le continue et l'augmente même avec bien de la douleur. Il n'y a personne à qui Notre-Seigneur me tienne comme pour vous. Vous êtes selon ses desseins. Je vois souvent, avec une complaisance infinie l'amour qu'il vous porte, et comme il vous a choisi entre tant d'autres, pour être l'objet de ses complaisances. Il a fait et fera en vous de grandes choses5, mais il ne regarde en vous que votre petitesse et votre docilité à le suivre, quoiqu'il en puisse coûter. Ce sera, dans les autres, la violence qu'ils se feront, qui ravira le ciel ; mais en vous, la petitesse et la docilité, la faiblesse même ravira le cœur de Dieu. Si je pouvais
i. Même idée et même expression, Lettre XXXI, p. 79.
2. Fénelon avait demandé le 3i août (p. 270): « Je voudrais bien aussi que vous me fissiez entendre en deux mots comment va le nouveau ménage. »