‹ Ferdinand Gagnon, sa vie et ses œuvres [microforme]Chapitre 19 sur 32 · RE CS · texte numérisé non relu

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quer le patriotisme et que je jette un regard sur les Canadiens qui, en ce moment, célèbrent avec éclat leur fête nationale, je suis fier et heureux ; çar je constate avec bonheur que le peuple canadien est resté jusqu’à ce jour fidèle à sa mission, qui, comme celle de son patron, St. Jean-Baptiste, est de crier dans le désert de l'indifférence religieuse: rendez droits les sentiers du Seigneur.

Notre nationalité survivra, parce qu’elle s’est assise dans la sérénité de la confiaice sous les bras de la croix. .

-Cette démonstration admirable dans son ensemble ; cette foule de Canadiens-français accourus de différents points du pays; cette ardeur à braver les fatigues d'une longue marche; ces bannières, ces drapeaux, ces insignes dont l’éclat et les emblêmes font courber de respect le front des étrangers qui vous admirent, tout cela ne proclame:t-il pas éloquemment que l'éloignement de la Patrie, bien loin d’affaiblir votre sentiment national, n’a fait que le raviver et l’'épurer.?

Ak ! c'est que le patriotisme n’est pas seulement.

le sol natal, mais que c’est encore et surtout un patrimoine moral que nous ont légué nos aïeux. | La nationalité, c'est la communauté de religion

et de langage, le souvenir des gloires et des sacrif-. .

ces des générations qui nous ont précédés.

Or, messieurs, nous avons conservé le culte de. ces souvenirs et de ces traditions. .

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