‹ Ferdinand Rapédius de Berg. Mémoires et documents pour servir à l'histoire de la révolution brabançonneChapitre 23 sur 102 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

L'innVBRdlTrf DB LOUVAllf.

L'université de Lottyaiil, qui, à Taide de trois siècles de privilèges accdiQulés, était paryënue à former une espèce de republiqO0 danu la républkjue , n'aV^ait pu échapper à la manie de réforme qui tourmentait Joseph II (i). Fondée en vertu d'une bulle du pap6 Martin Y, du 9 décembre 1435, elle avait obtenu des privilèges tels qu'il s'en accordait à cette époque. Par son édk du 7 novembre 1426, Jean lY, duc de Brabant, avait or-

(i) Avant Itt réformes, l'uBiversité de LoOTain se divisait en cinq fSicaltft : la théologie, le ^kàt eaooB, le droit dvil, la médecine et les arts (artes libercdeê). Ses principttux offldeh étaient le recteur, le chancelier , le conservateur des privilèges, le dictateur» le syndic , Tavocal ^scal, le secrétaire , le bibliothécaire et les bedeaux. Son chancelier, en il/d?, était M. Marcy, .I»féf6tile rinligne eolfagiilB di'Sf ^Pferté , à LotnmiÉ , chanoine de la cathédrale dé Léntmerila ,et de la collégiale de Soignîes » ^nemhrt de Tacadémie impériale et royale d^ Bruxelles ^^t de la commission des études. Elle avait cinquante-huit professeurs, savoir : huit pour la théologie, six -poonle droft êant n , lepl fauc'k:d«oi( elvU ^vn poor le. droit puKUa, fiui^ pour ^ niédeeino , seize bouf la philosoohie^ «yi pour les mathématiques^ un pour la. philosophie morale > un 'jK^ôr ra^ùejicê èhréti^tiè',' un pour î^^^ pour H (angùe'hébraiqae,'unpour

la langue grecque , un pour la langue française et cinq pour les humanités. Quatorze de ces cours étaient à la coUation de FEmpereur; les autres avaient d^érents jpçllateurs ^ mais les principaui dépendaient du magistrat de.Loyvain. (Voyez N^oy t ^^f^^^^' hi^hriquei et poïitiquef! de$ Pays-Bas autrichiens, lom. ii, pâg. sfcî et ÎO*.) ^ .. ,

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donné que toute juridiction quelconque, civile et criminelle, à regard des docteurs, maîtres et étudiants, suppôts et leurs serviteurs, tant ecclésiastiques que laïcs, appartiendrait à toujours au recteur de l'université, et jamais à lui , à ses successeurs, ou à ses officiers; que tous les docteurs, professeurs ou maîtres, ainsi que tous les étudiants, pour le temps qu'ils y étudieraient, les membres et leurs serviteurs jouiraient, de toutes les faveurs, droits, privilèges, franchises et exemptions, dont les habitants et bourgeois de la ville de Louvain étaient à même de profiter et de jouir, etc. (i). Ces privilèges furent modifiés, surtout en ce qui concernait l'exercice illimité de la juridiction criminelle, par divers règlements successifs, et nommément par celui des archiducs Albert et Isabelle, du ^8 avril 1617, lequel fut, jusque dans les derniers temps, la loi de l'université, tant pour la juridiction que pour les devoirs des élèves, les grades académiques, la conduite et la discipline des étudiants (2). Toutefois, des modifications partielles furent encore introduites par un règlement de l'impératrice Marie-Thérèse, du 15 février 1755, qui détermina d'une manière nouvelle le temps d'habitation requis à Tutiiverbité pour pouvoir être admis aux grades académiques , les exercices et les épreuves indispensables à cette admission et les tarife des droits à payer (5), et par un autre règlement, du 15 novembre 1777, concernant les régents et les professeurs des pédagogies de philosophie.

Outre les privilèges dont il vient d'être parié et qui dataient de son institution, l'université en avait acquis postérieurement beaucoup d'autres; et parmi ceux-ci le plus considérable était, sans contredit, celui qui lui jdonnait le droit de nommer à un grand nombre de bénéfices de patronage ecclésiastique, soit simples ou à charge drames, non-seulement dans toute retendue des Pays-Bas, mais ausdi au pays, de Liège. H est aiséde coneervoir combien elle devait tenir à }» çonservatiççide ce privilège,:

'' (!)MîrtBUS,Yol. i,Ghap. i07et 108. . ^ (t) Mémoires hisUniquei et polUiquèt des Piyi-Ba» auêri(^(enfi , tora, li , paç. SQ^. (s) /bid. , tom. n , pag. S06.

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