W. Yaji LseimiT, dh^ (U la
pciili, âeê artê (it). »
Cependai^t., le; lendemain, 13 juin, une conférence eut lien ^9lre M- l^.conite de UaiauAghe(#), assisté du pçnspoi^^irôd/aflf
(i) Dominfcain, docteur en théologie» professeur de mprale.
<f)nfl6iL
- ^s)JMBiprp^tfe-4i|Qildi[ll, (4) Professeur primaire dé la faculté de m^ecine. (»)l)MieivettlkéMiigle»pii»ftÉieiirdèlA9iip gr«eq*» el é» rbeftàéMÉItMpié Af moMia
(a) Philippe ïosepfi' Van den Bérgbede Lfmmiogbe , comté de Lirominghe, baron âe Limelette, seigneur de Wommersoro , né à Bruxelles, licencié en droit à runirersité de Loufain, le S sepceasbre i'r44vélait'llls de dUHrles- Vail deii Bei^ghe, oeinte de tinmiingbe et de Jeanne Thérèie losèpbe De IfMsiet, M féconde fetame. Il Ait d'riyorâ capitaine de oa«iicri#a|i«erfloe de nranee-, et puis écheti^deli YlAe àé Leunin, m I7S4, if85 ei 47IIS; fla^i é^MMi^, le id fttrfer I7ft0, Prançeise Cfaarlecie d'Udeken , dame de Itimeleite, fifle de Oh«iiés GMslain dUdekem , baron de Genfhmei H d'Aline Françoise Nicolaerts. Cette ^ame lui apporte en dot Il terre de Lfmelette, qui lût érigée en barennie par lettres patentes de Pf mpératHce rèlâe narie-Tfaérèse, datées du i«' septembre i7T8. Q*est du chef de cette nouTcUe baromie que le comte Limminghe obtfat ion entrée aui états de Brabant, le id anil i777. n fàt , en juillet i7S7 , un des députés entojrés à Pemperéar Joseph fl par les étau^géHêtaut» U'uMurat «u ddtteau de Limelette , le 11 mars iSiO.
La fhmiQe Van den Berghe de Limminghe est une des phis anciennes de k Tille de Lovfato , eu eHe est connue depuis le dlilèBie siècle. Efle y (bran, Jusqu'à'la fin du to-liuIttèBM siècte, sous randen nom de Wten Liemingen \ le premier des sept lignages patriciens , qui avaleBl le droit eidusif de fournir le magistrat de cette Tille. (V. PtHi BitNvi rehÊm LowKi^intimm.
244 RAFÉDllïS
états^ et le ccmseiUer Cornet: De Grez. H y ftit réaci» i.c.qne MM. les commissairai des états sie, rendraient à Lcmiram ayeo c ceuii'de Tuniveirsité, pour tranquilliser préparatotrement les c esprits; poar prendre inspe^çtion de l'état actuel des choses^ c nommément du séminaire général; que les mômes oommisc saires pourraient assurer /tant ceux de Tuniversité: que <)e la c bourgeoisie, que» sur leur rapport» le gouvernement donnerait, c sans difficulté, la déclaration, sur le pied que FuniT^rsité € Tavait demandé. >
Les députés que les états nommèrent, par suite de cette résolution, furent Tabbé De Parcq, le comte de Limminghe et le bourgmestre de LoUY^n (i). Leur rapport ne fut autre chose que la reproduction, sons une autre forme , de toutes les réclamations précédentes, se résumant en ces trois points déjà connus : c io que le gouvernement déclare que l'université est comprise dans la dépêche du 30 mai ; ^, quil déclare que toutes les infractions d^à faites aux privilèges de Tuniversilé, seront tenues en surséance absolue et parfaite et seront redressées sans délai; 3o que les gouverneurs généraux asisurent qu'ils se confient que Sa Majesté TEmpereur rétablira sans réserve l'univei^sité dans tous les droits et privilèges dont elle jouissait il y a deux cents ans. > Cétait là, suivant lé rapport des commissaires des états, le seul moyen de rétablir Tordre et la paix dans l'université, aiasi qnedan» la ville, et d'y prévenir une combusHm générale.
Les états^ en transmettant ce rapport aux goij^yerneuts géné-
Xotfb 1757, foHo^.WKji, tu 4>«.pu,2d 9q.',^i le dMiocoli^ de Bfabip(,4-^B Ç^M-ût^rp^ «^<^ êfihuê paêrieim Lo9(mimi0M, JLov, 1754, nhi%, p. 8-17 , cap. Ilt^ Lt Cunille de Limoii^gbe pQiUii.4V>r4UQff paltd'«<ur av chef de gueulât^ Le Uire4eco«Ue^veiléiéaoooidé,perle(Uei patcHtesdai^ChArletlI, datéoidu 7 jntflet i^Qi#, àCberles Vi» den Ber^bede Lipunii^be. (i) Fer^iiMiid Chuiefli.de BeckipaQ, seigneur de £îcbere, né a« château de Vieux-Sart» le IQBOfenbre 17A0>'MceiiciéeBdroHàrjuiiiveniUdeLouuin^lel6iBai 1760, avait été nomnié •premier bourgmestre de la ville de MMvain , au mois de janvier i7S6, en remplacement de Jaoquef Joaeph 9Hhiyii de Chaitres, bioK |e 37 décembre 1785^.11 îxil c^éé barfm par lettre palcnlea du SO onn 1768, en récompense^ dit le dipl6|ne, des grands SfCTYJces rendus à Sa Majesté impériale. Il mourut à Bruxelles, le 16 janvier i8t6. Il était fils puîné de Charles Ghislaln bafon de Beckman, seigneur.de Gorcoy,. Vieni-Sact^ r<ausart,.Oignies» VaL-en Wavre, otc, créé haron par lettres patentes du 8 mai 1774, décédé le 8 (évrier 1785» et de Blarje-Thérèse Van den Meere de Voorde, décf^ée le 6 novembre 1775, Il avait épousé, le 16inail774, à tottvain, Jeanne Charlotte De Vroey de Unden., ,
Dl BBR6. 245
raux , le <8 jain , renchérirent, selon leur habitude , sur les prétendus dangers qui menaçaient Tordre public, c Nous supplions VY. ÂÂ. RR., dirent-ils, qu'il nous soit permis de les assurer que les déclarations que demande l'université, qui, dans Teffet, ne contiennent que le juste rétablissement de ses droits et privil^es, sont Tunique moyen de prévenir à Louvain la plus terrible explosion : elle ne manquera pas de se communiquer de proche en proche, dans la fermentation où se trouvent tous les esprits, ulcérés par les infractions multipliées à tous les privilèges publics et particuliers, et il deviendrait peut-être impossible d'arrêter Tembrasement. >
Cependant, dix jours se passèrent encore sans explosion, sans combustion et sans embrasement, et ce ne ftit que le 28 juin que les gouverneurs généraux firent connaître aux états qu'ils accédaient à toutes les exigences de l'université, en ce qui concernait les innovations récentes; mais qu'un mouvement rétrograde de deux cents ans ne pouvant s'opérer, sans qu'il fût pris d'^abord des mesures propres à empêcher la confusion, ils attendraient les ordres de TEmpereur pour aviser au parti qu'il conviendrait de prendre y de concert avec les états.
Cette réticence n'occasionna pas davantage d'explosion ni d'embrasement : ce qui prouve bien que la prétendue fermentation des esprits était factice, ou que du moins elle n'existait à un aussi haut degré que chez les intéressés. En effet , les innovations introduites jusque-là dans Tuniversité de Louvain n'étaient pas de nature à émouvoir les bourgeois de cette ville. Que l'université eût plus ou moins de privilèges, que la faculté de théologie dût où ne dût point être déplacée, ce n'étaient pas là des questions capables de troubler une population, dont la majeure partie ne devait voir dans cet établissement qu'une source de prospérité matérielle pour la ville. Mais crier à la fermentation, c'était Texciter, et la plupart de ces plaintes, de ces représentations , que Ton avait soin de rendre publiques , avaient plutôt pour but de pousser à l'émeute, que d'obtenir le redressement des griefs.
CH4PITR£ XV.
iJUSlOlf ET BUL »B H. PB BBII6. — APTABITION A VAH SBA NOOT. ^ PiTAUT DBS AmCBIDVGS.
\^el que fût \!à relâchement ha))ituel de tous les ressorts du %^\]yememeiit, quelle que fût la confusion qui, depuis longtemps, ^^^nait dans ses rouages, M. De Berg ne put se résigner à X\k^^ lûiliante abnégation que la faiblesse àes gouyerneurs généraux imposait à tous les agents eu pouvoir. Il n^^ttendit même pas leurs derniers actes , pour se soustraire à une solidarité morale qu'il repoussait de touteà ses forces. Dès le 9 mai , il adressa officiellement à Leurs Altesses Royales sa demande de démission, dus les termes suiTanls €
k ftèihôntk'ë àVëc lé ^\\A profond ï^eëpèct lé soiisâigtaé, ititeiidant du cercle de Bruxelles, et nonmé à la directîoii générale
248 RAPiDius
de la police des Pays-Bas, qu'il se serait cru heuraix de sacrifier ses jours et sa fortune au service de Sa Majesté, et de marquer dans toute sa conduite retendue de sa reconnaissance pour la confiance qui lui a fait accorder la place d'intendant et de directeur général de la police des Pays-Bas; mais ce dévouement m^oM au service royal et cette reconnaissance lui imposent le devoir de remettre aux pieds de Vos Altesses Royales des places dont l'exercice devient incompatible avec le bien de ce même service, d'après les impressions sinistres qui ont été répandues contre les fonctions desdites places.
€ Il supplie donc Vos Altesses Royales de daigner lui accorder sa démission, et de n'uttribber cette ^démarche qu'au zèle pur qui l'anime, comme sujet et comme citoyen, pour le service du monarque et pour le bonheur de la patrie.
c Jamais l'intérêt ne Ta dirigé, et il n'y songe pas même en ce moment. Il remet son sort, celui de son épouse et de son enÊint entre les mains équitables de Sa Majesté, avec plénitude de confiance et de résignation.
' c Cest la grâce, etc.
Signé: € F. R. De Berg.
c Bruxelles, le 9 mai 1787. a
Cependant il paraît que, malgré cet acte, M. De Berg était resté à son poste, le gouvernement n'ayant pas accepté sa démission. Après là Suppression des intendances, il s'occupa encore, avec son|prémîer commissaire (i) et deux offlciaux, a démolir régulièrement un établissemQiit dont h création lui avait coûté tant de peine; Il reniit , le fS juin, son rapport définitif au gouvernement; mais il demeura dépositaire dés archives, qu'il enferma avec tous les effets de riQtendance isupprimée,, dans un entresol
(i) Bi. Hugues VigueroD De La Haye. Le second commissaire de Pinlendance du cercle de Brabant, chargé de TadministratioD du district de Braiellei , était M. Waoâyar^ Le mitéMrt dQ l'int^n^^ s'appelait Charles Baesen. M. De Berg avait éUbli tei bureaux à Fabbftye de Saintniichek: Les commissaires des' autres districts étaient : à Nivelles , M. Biourge ; à Lou?aip , it. VanCoecMliafg deDutaele; à tériatteiH^ M. J. 4. RMefoMns; à Diest, M. i. a 1
48t It MyMm'qa^il bsbiiait, place Royale. Meaaoé to«s 1m jons id'mietirîsitekioiit il ne craignait poiat les rëraltats» MeaMé pak* riaÎMtioe.iiiihtiq«e, seqneslré de la société autant que peut Téttle a» pionrit^ Moopé constammeiit du soin de consoler sa femme etrisou fib, t|HÎ:&'eft>rçai«it ea vain de dissimuler leurs inquié- Udfta , il n^B a^ait pas moins pris la ferme résolution de né point fokter Bruxelles et d'y attendre courageusement la suite des énéùmÈNOB.
Cependant la fermentation était extrême et réelle dans cette ville, ^ les prétendues horreurs qui detaient se trouver enfouies Amis ka ardÔTes-desIntendanees étaient le principal aliment de cette fermaitatiOD. Or, de tous les intendants, M. De Berg étïiit pipmé le [das coupable, parce qu'il était censé avoir donné h ViMBesca assentiment à tous les actes de despotisme, dont ces prâendas tyrans subalternes devaient ^re les exécuteurs. Le tumuke d'Anvers avait eu pour origine, selon le bruit public, soit unnfiisde sosmettre les archives de ^intendance tie ce cerde (i) ài'iiispeclâon puUique, soit des tentatives pour tes soustraire à rexamen des craiinissaires du corps de la magistrature. Afin d'éviter de pareilles scènes, M. De Béorg fit savoir, autant qu'il lui fut possible' do le feire, que, loin de craindre une semblable inspection, il la désirait, et il montra à différentes personnes le 'dépèitdes archives de son intendance, afin que l'on sèt où les trouver isi'roti était curieux d'en fkire la visite.
H tenait cette conduite depuis huit jours, lorsque, le 17 juin , •vers six heures dti soir, il reçut du gouvernement l'ordre écrit dé' transférer imméiliatement les archives de son intendance a» conseil sdu gouvek^nement. Il rendit aussitôt : c qu'il ne croynit pas convenable de Êdre cette translation, ni ce jour même, «vu que c'était un dimanche, ni clandestinement; que la translation elle*méme, paraissant annoncer des motife de ca-
' f f ) LlnttDdni tlo eerde d*AnTers éOdt M. lé dteralier Vin der Dilft , cùùtéOkr du gouvernement général des Fiys-,Baii; le commimire de Vinlendiaee If. Venscb^rel de Vilrfck; k deuxième oommissufe M. François Emmanuel Tieomte Du Toict; le secrétaire M. De La Maifonldrt. Le coinodssaite du diilrici de Ifalines était M. Emmanuel CSoubeau.
WO AâlÉDHi
efmt une i^iâe ^dcMque de cm wcMtM, lui nwmilÉ» é'mitft^t moiiii opportme qtteete arahrres neiCtoteHÛait rièaM|iti B^ pût être ¥u de Twiivers entier. » Il oftrk e»ocÉiiégmiiw#eft jffister le gardien. On lui r^[KMMlît quVm approoMÎt n Mpvéfients^îon» pour ce qui ccmceroaît la trandalkm iÉMpdidiiÉtet mm qp'an ei^igeait que cette trandatîon ee lit dass les Tingt qmân} heures, l^ lendemain, 18, M. De Berg fit traloporier aBiwchmi, entre neuf et onze heures du matin, en deux voysfsii, etMur ma Voiture découverte.
Dans la soirée du mdme Jour» il reçut verbldeBÉait ^ itiais delà part du gouveroemeol; et de la part des létsts, rtsAimurtièn mvante : < Qu'il <x>nTeaia4t au bien de la choee psUiqney meenioe de Sa Majesté et au service du gouvamemutt^ qu'il s^abs^tfAcde Bruxelles. > Le lendemain^ 19 juin» il «uti la •confinnation 4e cet ayis, en obtenant im passeport, qu'il d^nunda poor tei^ naÎB sous un nom supposé, afin de se soustraii^ k tausdangen. La crainte de ces dangers l'obligea à se reAiSer anx jottioitatiniiade sa fenune et de mm fils» qui vcHilaient raooMiipagMr. Il partit seul, en poste, et en plein Jour. Le 19» à huit lieuret du matin, il trayersa la ville» prenant la route de LiUe, où il arriva le 10, de grand matin. Sa femme et son fils vinrent l'y joindre le M. Us partirent ensemble pour Paris , oà ils arrivèrent le %L
Le, départ subit de M. De Barg servU de texte aux snpposîlioiis les plus absurdes : on répandit le bruit qu'il était allé à Paris pour demander à la France une armée de secours. Ces ptùpos ridicules parvinrent jusqu'à lui , et il ne put se défendre d'en être afiecté. En butte à une persécution aussi opiniâtre qu'injuste, constamment calomnié, aocuaé, condamné sans avoir été entendu, il en vint au point de se méfier de son propre juge^ ment. Cependant, un petit nombre de faits, de considérations et de principes étaient restés gravés dans son esprit. Cest so«s leur influence qu'il écrivit à M. Anthon, sous la date du 6 juillet, les lignes suivantes, qui semblent nous avoir été transmisw comme un témoignage de la pureté de' ses convictions :
c Je pense que l'Empereur a. voulu que le bien qu'A désirait
«'opérAt deftdtetnanëre» ai taHeifimiie, que lee.ilc de
mim Mdoisd iràc les irepféwtaate de la batioB «t sans îni-
tt9àûom.9mai ^lurtfes de la oonBtitatian des Pàys^Sas^ ^i ; iiMr*
iBaot la base «des droits àes eitojeiis, sont lagaraitie esséa-
•tiellé et QBsciiie de la prospérité de TÉtat. Je pense que l'oa s^est
<midait si gauck^imnt, pour atteindre un bat ausN sriutaire,
que, si Ton avait eu Tintention de ne pas réwrâr^ on oTeût pa
qpe Ifinre à pea près ce qiilini a (sàu Je pense que ces mauvaises
•opéralièns sent reflet* de l'iDexpérienoe d'une part, et partk)«liè*
remsBt oekâ d^oninainrais choix dans le consail qui les a dirigées;
qfÊeMf cosaasÈB je l'espère, ces vérités sont dûment eiposées à
£n Msîesté , dfe approi^ma dans ison âme la résistanee ^'a
-épimiflée •cette maniàre d'opérer , qui n'était pas dans ssii inten*
■tîMi; qu'elle enverra -à Bmadles nue ou deox pensonnes pnn
^Btes^^'anàgemàr^ )onissant de Testîme pnUiqne, ooimais*
«anCeaà portée de connaître ce pays €t letgénte de la nation,
^capables surtoat^de se fermer un cons^ de perscnncys de bon
neas^ bonnéies €t suffisamment flairées ; que ces commissaires
on ce ministre seront ofaargés de seconder Lemns Abnsses Rojrales
BoaraérénÎKÎBes-gouvemenrs généraux dans l'opération iapor-
^tasite d'arrêter, de eommnn aœord a^sc les représentants de la
asnlkHi, Hé? faire revsrre ( oomaie fia Majesté Ta «nfimofenease^
inentrdésiré-depaissix à buit ans) ces principes essentiels de tant
Jion fpmniemement, qui oomposent nneiesceUente constitulîoa :
-principes tn^ oabliés, tr<^ mécomms dans Aa pratique, assez
oubliés^ assez méconnns du>nioins pour justifier les imtrepnses
d'un prince qui s'est vu forcé d'établir de nonveaim: ressorts can^
stitutifs, parce que, de toutes parts, on lui assurait que oem sur
Jeaquds le ;gattveroement eût dû se reposer étaient usés au pcûnt
•de né ponvoir plus être mis ^n action^
c €Mte4)pécaliQn,quieÛtyjex»ois, étélKâleil y a deux mois, ^ne me semble pas oSrîr de trop grandes difficultés aujonrd'bpi, -étmit conduîÉeavec ântelligmioe, prudence etiwmeté, sans sypa^ nneeni inlentiondecontrainta Je pense que, dès l'instant où les ^renâers principes d'ordre public, nécessaires à cette opération.
seraient déikieDt airétésiet mis en- action^ rie» ne serait pltts ayan* tagefux au bon siicoès; de Tentreprise et piu» àgréabld à la natioDv que là prësenee de son augnste maître. Far ifeflet ^ménede la cffiso présente. Sa Majesté doit obtenir ce que, sans cette cmte» f^lle a'eût obtenu qu'après sa mort ^ Tamonr^ Tadmipation^ la > reconnaissance de cette grande partie de la nation qui n'a pas intérêt au mainli^i des abus.
f C'est en envisageant sous ce point de vue Tëtat actuel des choses^ que j'ose croire que (à l'exœption. d\in seul point, r^ parabie avec le temps et de la patience) tout oaqui a été bat aux Pays-Bas ^ tant biai que mal, depuis trois mens, aura produit un bi^i essentiel, une chose qui était nécessaire peut-^tre dans tous les systèmes à l'accomplissement des intentions justes >et J^eafaisantes du monarque, le grand bien d'assurer, pour ravenirv rexéctttion de ses lois sur une base solide : car cette crise aura eu pour résultat de rendre, non-seulement à la nation et à ses représentants, mais à tous les agents du gouvernement, une énergie, un esprit de justice , une netteté d'idées et de principes en fek d'administration publique , qui n'existaient plus nulle part.
c Convaincu par moi-même que notre auguste maitre aime et veut qu'étant consulté on hii parle avec une entière franchise ; convaincu qu'il excuse toujours les erreurs de jugement dans ceux qui suivait l'impulsion de leur conscienbe, je dirais k ce prinée, s'il me consultait, ce que je viens de vous dire, monsieur, dans la persuasion où je suis que vous lui rendrez compte du contenu de cette lettre, si vous y voyez quelque chose qui mérite de fan être communiqué.
< Agréez, etc. >
Cette lettre Ait mise effectivement soos les yeux de l'Empereur, et il ne parait pas que Sa Majesté ait trouvé absurde ou ridicule qu'on lui proposât d'agir dorénavant de commun accord avec les représentants de la nation : ce qui semble prouver que , si les états avaient été animés d'un meilleur esprit, si, au lieu dlnsurger les populations, ils étaient entrés franch^nent dans des voies conciliatrices, ils auraient obtenu sans peine de l'Empereur qu'il
M BTOG. tSS
renoQçlit à tmt ce qui, dans adi prc^tte^ était contéafre^koDiii sUlotioiii Les alto^ qui puUulaîent de toutea parts aoiraiait été réformés.^ le règne ée» loia aurait suooédë au vôgnedeigï usages, coutumes et pi^viléges. Celait Hi le rêve de H. Befieng.iilavait une peiisée^Ke, une pensée dtiODiiète honuae.dont il poursuivait la réalisaMou avec une constance qu'on ne saurait trop admirer. Il voulait Tordre légal. Tordre comtitulionneJ , k maintien ou plutôt le rétablissement des lois fondamentales du pays. Il voulait faire revivre lea principes du gouvernement de nos provinoes, fds <^'ils étaient écrits dans les vieilles chartes , dans les joyeuses entrées primitives, et détruire tous les usages qui en avaient altéré le sens et faussé l'application. Nul. doute que si Joseph II n'avait pas eu d'autre conseiller , se» intentions a'euss^nt jamais été méconnues, au point de les faire servir à la d^trùction^de lois auxquelles il n'était besoin, au contraire » que dereodro la
Il était, d'autantr plus, fecile, d'abuser des vues de^^ j»*iaèe, qu'éloigné du pays, occupé de guerres loiAtainei«,.de questions européenne^t, il ne pouvait donner que de courts m&mwi;^ d'at* tenliqi^ à ce qui se passeiit ^sa» les Pay^Bas. Il Voyageait: en llaundje avec l'vi^pératriceide Brussie, lof^qu'il apprit le triomphe de Toppt^Uqn et la. 4é&i^ :de ses gcmvj^meurs généraicci Le prince de ILaunitz ^ son chancelier de cour et*. d'£tol« ^i^vit , pat sonoi^rcy à Leu^^ Alfeissep JV>ya]^9 noe Jkytti^ qi|i fut cominu:' niquée officiellement aux états, le 30: Juin, i II y témoigoiaitole désir que la nation attepdU avQc calm0 et ayee fQMfiAoi;ï&/lesi^ilisolutioosde i'Emperaunc Je connais assez^, 4isEQl-ilt la reCtUuderdflS intentions ^e Sa Msyestéi pour être persuadé que^ D'ayant voulil certainement que le bien, ^le consentirai k ce ^qpt^'il ^ ff^sse de la façon; qui pourra être la plus utile et.U plus agréable aUK élals et aux peuples de ses, provinces belgiques; qu!^e écquteraavec bonté ce qu'on jugera pouvoir luipropof^r; qu'elle concertera ;^oloj|Uiers avec les états de ces provinces tout ce qui pourra tendre à cette^ fiff; ainsi que je suis persuadé qu'^n attendit elle daigner^ ratifier nomméjn^t la déclaration que Vios Altesses
îttê RAMtelM
Royalda oui dMiitfeattx étaf^ de fifaboml, «ntdate d»80 maidni^ nier ^ eti laisser jwqHe^là toutefeicliofittfii sqr'le pMF delaBîte dëehK ratum..El lesiobMM aoteelleitie&tes cèr^M, if mé «enri^leqM noB^seulemeiit on devrait être tuan^iiillev nais m4me tÊàre teûf trer teiotes) les choses, sans eMepdon, dians )rar orA*e Aâtttfël , poor prouver ]^r là i Sa Majesté, ée^t» partiales états, me reetb^ tnde réeiproqée d'iateMbns, de la conâancè et de fa* bonne vokKÊlé. » U ajoutait : c Et comiB^ je sais qw &» Màjdsté n'a point fah Tenir dans ee pays^i te négociant D'Hôndf , potir le soustraire â ses juges nature, mais seulement parce que la coi^ frontation arree son principal a paru nécessaire, f ai pris sur mol de U foire ronettre en liberté et de le renvoyer à Bmieltes, pour j être jugé, comm» je* m'en flatte, avec impartialité, diaprés hH act€8 jndieiaires q«i seront envoyés dici, an phis tôt, au goorver* nemeirt des Pays-Bas. >
Cette nouvelle concession, cette lettres! rassurante, cescoDd'seils: SI bienveiltams ferént sans effet sur Tès^it d'tfne popula* tion égarée. Déjà Van der Noot avait feit main basse sur tout oè qu'il pouvait y avoir de sain^ raison et de jugement droit dans là bourgeoésiede Brux^les. Avocat, agent avoué des états, 3 avait su proQler d# l'efférveocence populaire, pour firémparer de la dft^eetion suprême des Oitden ou Serments, et pdnr rattacber â eo« corporatifs ]eë méc^mtents et les fectieux detototes lés danses. Un comité directeur avait été institué sotis sa présidence, afiA^ds centraliser l0 mouvement.
II y aivait à Bruxelles cinq Sermenfi^ dti €fiUen: lé grand Serment, érigé en' fîf5, sons le duc Henri Ï9; lé Serment de SMSeorges, ft>ndé en 1432^ sous Jean IT; le Serment dé 'St-I^ bastien, institué en 1428, sous Pbilippe l*^; le Serment de S^^lhristqpbe, institué en 1477, sous la dudiesse Marie,' et lè Serment de S^-Mlcbel, étaUi en 1460, sous la mémeduèhessé Marie. Pour ôtre admis daÉs une de ces compagnies, il Ikllait prêter serment c d'être à toujours fidèle au duc de Bi^abant, c ainsi qu'à la ville de Bruxelles , de ne laisser ni souffrir janïais t trahir ou livrer quelque ville , château , franchise ou forteresse
€ .^4P^M>M4o i»tiMAlÂe icoDSeil, et.dë» éo«pwMr fidèle- € n^^^ef,^ Jogr^mODl dROft «on seirvkeeÉ génâralimeM dim» < f^t, ç|[)|WPa;u9.fidèlQ^^^ doife se comporter. >
YaAiïi^r ^pv9fïTÎt^4iaia6 otia iiiMititfîûn6)le.Qoyaifd'aiieorg«iii-^ «aMoia .r^iH»tHtiamwÎQev 9tiiW womoiit j^^ où lés «ou?érti<^i« g^O^vaiijf^.yewifewt de fiéàtm à ibôttlesii» èmîgences:, de redresser tous l£« ^ÎQ^i vraîSrQ)» fdUK^ dans cejBoment il comprit que le g9Qivelrp9I|)^lA éU»l ferda <^ que le temps était venu de sel prépw^r/àU r4w]te4 (Ce ftrt te. 4 juin i7B7 qtf€«t Heu U p^emiètre fissejo^é^ du 4omité éUéU pour ie> carfm de vêioniames ngnégéé am cmg $e$na[ifi»t9.d^ la.v^ (t)« Oonme riudiqMhlei
tilxe qu*M avai^p^ifi, U i^ut principal de ce conité dtatt d'enrôler d^ vfio»\s^irf»et. 4t>l«a tgré^ti* aux doiq Sermaits, qui n'étalent pa9 ^se^punl^vW^ IK)W réaipiidr les vuts du comité: Le prétèlte» d» fjliati^tloo jetait la néeessîléde muhittnir Tordre et la sû-^ nt pj/^iqjf^Ceêk anus esoprëtexte que Van der Notft réunit', le i jiwi^ dans la ehaœbre.de&ipérciers» less^n^s dies neuf Natiofis^ le$ <;inq ohuii^doyensdeaSannents et plusieurs notables de la, ifîUeu ,lÀi4 tt $i\i{tMre pvésidcnt du comité ; te hmtfgtMstr^ dfis l^f^i«Fii«â M^Ciilté; eb fiât nonmé preonc» iMmère, et tous les' auM^4|p(iièf«i|t danssa^coBipositicaii'V^ pritâinsi-ï^
dîr«i9^0{^^wpi)êpi#/de reapritipubtîe:car tM»s )a bourgeofeie de Bruxelles se trouvait comprise dans^cés^tiois eiiasses, les fiotaMeë; les Serments et les Nations. En outre, il se mit, par ce moyen, à fat téie d'une ibrcë armée assez considérable : les Serments fureni tmikmoéê; iii-ergaaiisa éio; toompagtates de Volontaires, fit Venir des armes de tiég^^ plaça des poates danis. kt viUe ^ et pour se metn tittà Vabniide^ toute accusation, il' fit déitaaiïdèr aux états, par T^ syndics des Matiojus» que ces mesures Consenti sanctionnées, soi^ par te'OmueU de Biral]^ait , soit par fe magistrat tJne ré^blutipiji de rautorité ckwinniwJft. w tai^dst point, en effet, à recMmaltrie la léfalité et l'utiHcé ^^ suppôts agrégés aux cinq Serments {%),. [
( t ) Outre eet acte d'adhésion de k muoielpalieé , que l^m trourera dans la copie du livre dm réioMom du «Hsii^ (pi(Ock-TerM de la séance dn 5M) juin) , on acte post^ieur, émané
296 ràMiiw
L'exda»ple4e Van dfer Noot ftit imité par lëâ éistià ^m^iitètiïès: U youkw^ot organiser um fédérai oiitrè^tôutèdl^ pto^tûëès^, € pour .qu'elle» pussent «-entr'âioter et se seêottWr yitthti-e *tbtit^ infraetiomde leurs privilèges Mgpebtife. > G*e9ê datts ce jjrojetde féd^tion que fut jetée, poor la première fois, là liiaHiéut^éAsë idée de recourir aux puisfimcei^ é6*angères, ponr réclamer Tèxécution des traités en vertu desquels les Piays-Bas étaient po^édés par la maison d'Autriehe. On sait quels étaient ces traités, et dans quelles vues ils avaient été imposés à la maison d'^Autriché. Les puissances maritin^ avaient considéré fes privilèges de nos pjtorinees comme une garantie de faiblesse; elles avaient côiiipté sur les désordres à naître de la constitution du pays , pour^ etnpéicber le coaim^*ce de se rdever jamais. Et c'est à ce& pui^sanc^ [ c'est à TAngletCTre, c^est à la Hollande, qui, deptiiâ deiix slèclé^^ tenaient la Belgique cernée dans ses étroites limitée, que les étals de B^ant voulaient confier k défense des intérêts dti pays. Cette fotale idée fijt suivie plus tard.par Van der Noot«et par son p^tî;' et ils trouvèjr0nli efiectivemetit parmi les^ ennemis de la' Belgique 4'airdeiita défeosenrâ deses libertés, de ses privilèges, de itôiit ce qui » d^ps ses institutlcins^ pouvahavoir de dâétère ou dé tf iàséÙ' vaqtH I^B a^ons occasion dé revenirsur'Cetie partie délais- tcrira 4^ la révolutiaa i)irabaiiçbniié; elle n'esty oertei^i^'tÂs ia moîn$)C»rieuse ni la moins ÎBStructivie. > ' «^^i: '/ni.*
de fa même source, vint donner une sanction nouvelle à l'oeuvre d^ Vm 4er Ifoot.' ¥<^tftte^ |Hèc0 1 ' ' ' ' ■ •-...'
,^,,4Ip^heerwi4p,ifffhffti4freB dete^. «lad vfflfi^ «fjialpyiflQ konnen dben Wren op de midd^lcn by hun noodig geoordeelt om de g^e poUUe en de^K nfaMèi nHté.U M ittue^ tyds omélandigliedé te lfandhâven;^bl>eii ^gevonden te yerl* Uaer^, dat dfe der Jmi^l|^;ip;a^, ^ if^peffifjDjydep v^n d^ Ty« «iddmkto^rffeM; aïs ook de persoonen daer aen gèagregeert , syn géauthoriseert van by dage ende nagte , loa ^ perd: aJi te ni0t ,a' iit^ilmn b^ de g4M^ fMlM^
l^wegen aile degene die sy tuUeq bevioden be^ goed order in eepige ma«|eiè le beMigèn , bf^ overtredinge vén Spe 'Majesteyto placcaerten, van de poliliêke ordonnantien pfite aQders^lts,' wmêtméd tsitê dfea: eeiiglfk g^ordoineeit do ivspectif é %àgteé , ' lede» ofte geagregeerde der Guidons te respectèrent op pen^ van arbitraire . corrept|e nfler'eirieb'.ett^et^Bb^lHgrd.vai» saeke.
•( AMui gedaen ende gepubliceert ter grooter puyen af van desen stad-huyse, ter presentie Tao myne beeren die lieutenant^amman, borgitaièestèron , tfcbepeaeo , (resorien; rentmëetfters ende raedt deser stad Bmssel, op den 8 auguati 1783.
Woê onlertéeckefU: « Ji B CuÈssûfs. •
DB BBtG. 23?
Qiund Jo0q[>l)i II retint à VieBne , au lieii d'apprendre le rétablissement de ror<lre, comme le prince de Kaunitz en ayait sagement exprimé le yoen , tons les rapports lui peignir^^t les provinces des Pa]i5-Bas comme étant en proie à une agitation foUe et toujours cnnssante. Ce fut sous l'impression de ces ficheuses nouvelles qu'il écrivit sa dépêche mémorable du 5 jùill^ 1787, • dépêche qui prouve plutôt la. franchise de son caractère que la finisse de sa politique. Ce document^ quoique très-connu, mérite une place dans tons les ouvrages qui traitent de la révolutiofi brabançonne.
€ L'Empereur et Roî,
€ Très-révérends, révérerids pères en Dieu, nobles, chers et féaux, cfaers et bien amés,
€ Mon chancelier de cour et d'État m'a présenté vos remon« trances, datées dii 3â juin dernier (i), et je veux bien encore, sur lenr contenu , yous dire, par les présentes, qtie mon intention n'a jamais été de raoïYerser la constitution de mies provinces belgiqses, et que toutes les dispositions dont j'ai chargé mon gouvemem^it gàiéral tendent uniquement, et sans la moindre apparence d'un intérêt personnel, au plus grand avantage de mes fidèles sujets des Pays-Bas, sans que j'aie voulu priver par là les corps de la nation de leurs anciens droits , privilèges et libertés. Toutes mes démarches vous doivent convaincre de la vérité de. ces assertions, si vous êtes encore susceptibles de leur rendre la justice qui leur est due.
€ Je ne me suis occupé de quelques réfbrmes dans l'administratron de la justice, que sur les instances multipliées que contensàsat nombre: de requêtes que j'ai reçues , tendantes k obtenir tme^ireoédaire.incâns longue et nK)iiMd4ApeiidiM et lés intënâanoes:ii*ayâient dfantre bat que de^^eitteirà I^écution dèsi lois,
(i) Noos «YODS era inutile de r^roduire cet^repséfltpfaOpD^ |ul>^ hpaprim^ pMevra
' )u« le
fois, et qui ne contient autre chose qu'une récapitulation de tçus les grijbfs déjà connus, écrite
25« nAiitelui
et à ce qw Im penOBMft obligé» à leb Mn obsermr rtM|)li^ sent leur devoir.
€ Â regard da phistôirs anoiens prmléges » je n'ai pensé qa% réformer., du gré même dfis intéressés, les abus nuisibles qn peuvent s'y être ^issé» p^ le bps de traips, contre te hvt de leur concession primitive.
€ Loin donc de prévoir de l'opposition , et surtout une aussi audacieuse, je devais m'attendre à ce que les états de mes provinces belgiques y entreraient avec autiant d'empressement que de reconnaissance; et je veux bien, en bon père et en* bomme qui sait compatir à la déraison et qui sait beaucoqp pardonner, n'attribuer encore ce qui est arrivé, et ce que vous avez osé, qu'à des mésentendus wkàe fansses iiiteirprétatwjgiA d^a ^les ii|t^itions, données et répandues par des personne plus atl^s^ées. à^ leur intérêt privé qu'au bien général, et qui n'ont rien à perdre.
€ Quoi qu'il en soit, je veux bieo qu« rexéeutiba dea noniidlas ordonnaffK^ en question resl» présçi^tetneAt en suapois., et lonfe que Leurs Altesses EU^yatds mea lieut^aaAts et gonveriMu^ sénét raux , cpnforni^eayt aux iM^ntioas que je^leir ai fait çonaatliM' en dénier lieii:, se^sçiymt n^ifiàm à Yienae aieec Ips députés des^ différente. ét^,po^r me reprétenlier de vive ifK>ix leurs griefii^ etappre^Mlre mes iotentÂons, qu'ils troniv^ront toujpnrs ibalquéea sur les principes de l'esté la plua par&ili9, et uniquement tamdaptes au biei^treide mes sujete, noua conviendrons ensemble des (dispositions à fjEiire.pouir le bien général, selon kft lois ftmdar mentales du pays.
c Mais si, contrei tffme attente, cette dwnière démflwclie de m^ bonté envers vous fû^ «EiéCcwutiue au point que. votas vous, refusfez k m^. venir porter ^s plaintes, vos craintes> vns donte. et à ip'ente^dre. avec. coiiifiai»ç0 , et que vous cootinuiea vos ei^oès hontfBux ef démarches ioejLcusables , alorsi vous en lin»^ voo»' mêmes toutes les malheureuses conséquences qui en résulteront sans faute, ce <}u'à Diet3(nîe piaille: . !
c A tant , très-révérends, révérends pères en ï)iaai tuMeê';
cl^ers et fi^w» ohm «t hieni «mes , noig^ Seigneur imis ait en sa sainte garde.
€ Vienne» 3 juillet 1787. Jcmi^
€ Pai; TEmpeFeur et Roi :
€ A. Ç. Dfi Lbbeekr« > ^ Pour js^er de l'effet que produisit cette lettre à BroaelleSi. il suffît de savoir que la dépêche sî anodine du prince de Kannîte y avait donné lieu à de yiv^s récIanations« Les étais s'étaient plaints aui; gouverneurs généraux detce ^oe les tenues de cette dépêche laissaient en^^voir le dessein d'^itrêr en; négociatimi: avec eux. pour introduira, d'umcoBUBUnaocord, des innovations, dont ils ne voulaient som aucune fbrime* Leuirs Altesaeë Royalen s'étaient empressées de les rassurer sur tons les points, ptometr* tant la conservation pléniôre des lois fondanentales et ^ tous privilèges publiiçs €|t:particiiliersL La lettre de consolation des archiducs leur avait été remise: le 2 juillet , et le lendemain» jour même de la date que porte la; dépêche d« l'Emperenr, lessyndics d^ Nationff et tes ét^ s'étaient cnnfénÀfcs. en remercimei^i envers LeurSt.Altejisïsea Royides. Les syndics, ém^ leur requête adresséc^a^xétfits à. ce. sujet» s^exprimaient en ces^ termes : c Us^ supplient vos Seigneuries révérendîesimes et ilfai8ti!issifne& de foire parvenir leur «incère recontiaiissanas- à Leurs Attssses Eoyales, et 4e les co^juper d'en, Mûeptar «ssi |p jastë honn* mage, eH d'être convJWEicues.cia'ila ne cesseront jamé» dm knr porter l'a^tacben^nt et.ramoitt' ^'ils leur ont vmis » ente qn^ils en< feront l^r idfAB^ >•
L'adm#nition pat^Aelle de: l'Empereur tai, pour oes.hf4VBn gms, lin cpup de foqdre^ Aussi vit-on leur style changeir en pnu de jcNWS. < L» nation v<Ht avec consternation-, écriidir«st<-ils, le Q. juillet,. qu#idflS pAPMttes ont poussélenr fturrar? à tel eséès^ qu'ils 99t pr^v^i)l^ii légitime monarque eontrei tes pkàsiiadèles • 8ij^«4.or9, Is wm9^ <llà% lei^aneeUèCideioomiidtd'Ëtntf; ptiinne' de Kaunitz, a rendu à Sa Majesté des différents rapports, dp-go»* veruement ^éwk^U mv^M p» d^sahusMi le mtMflqtte des . per- «o^o^ WW^i^ ^^ <3^ monutras l-mment sn.prévenir^ j;
2fi0 RAPÉDim
Noos avons fait rdmairqiier qu'au commencement delaintter les états s'étaient servis du conseil de Brabant pour allumer le feu de la révolte. On voit, par ce qui précède,- qu'ils ne tardèrent pas à en placer le foyer dans des régions beaucoup moins élevées. C'est désormais par les Nations qu'ils se feront adresser des plaintes, des rebotttraticiBS, et si l'on se rappeHe que les syndics des Nations disaient toas jMirtie de ce comité de volontaires, institué et présidé par Van der iNoot, on ne doit plus être étonné de l'influence que prit bientôt, sur la <lirectiott des affaires, cet homme dont il né faut point, au reste, s'exagérer la médiocrité/Dès que J'impulnon vint d'en bas, le 'gouvernement ne dut {dus s'attendre à rien de raisonnable. €èla explique le refus des états de Brabant d'admettre même la possibilité cfune réfomie quelconque, faite d'un commun accord avec éttx , tandis qu'à la naissance de l'opposition ils avaient^ été, pour ainsi' dire « au-devant des réformes» en<>ffrant, quoique d'a^èz mauvaise grâce, d'entrer en négociation avec le gouvernement pour les concerter ensemble. A cette époque le prétexte de leurs plaintes était puisé dans œ que le gouvernement avait négligé de 1^ consulter, et hormis cela, ils reconnaissaient l'existence des abus «t la nécessité d'y porter remède.
Mais en changeant de siège, l'opposition changea de nature. Les Nations, guidées par.Vafi der Noot, s'opposerait désormais à toute espèce de mesures ânanëes du gouvernement. Elles s'opposèrent aa départ des gouverneurs généraux et ii l'envoi à' Vienne de députés des provinces. Elles voulurent ^u\>n deman*-' dàt préalablement à l'Empereur une garantie dû toaintfen delà constiCutiopitet desidroits do pays. Du reste, les dispositions aonmicées par la dépôèhedu 5 juillet ftirent -diversement jûgébs, et elles n'obtinrent pas l'assentiment généràfl, mdinèipat^lni leshommes impartiaux. Voici dans quels' terînM i(f i Gè'Bètf^ "èû par-» ' laitid^ une lettre adressée de» Piorls^ à H. Antbèn; éous^ daté'
du.42jtiillefcc : '-- ^- ' " • -^ n ri ■; ,: li"- >1 -S
> € v..w«€'esl; mon opihion que, danâ lëd c^rcoiisûb'cés'âfcttlëliés,^ le dépactideli^rs Altesses' RoyateS'ferait tmf'tort iÉffiÛi àt bièi^
DB BBM. 2G1
de lia diœ publique. Je ne cc^içois pas de mï^en d'éviter Tatiai^cbieet les désordres eArayants qui pourraient et semblent devoir être ia suite de ce départ. D'autre part, Fappel des députés des ^tsà Vienne, conseillable peut-être dans les circonstances où Ton dit que Sa Majesté s'y serait déterminée, ne paraît pas Têtre aujourd'hui : d'Iabord ^ parce que l'interyention de Leuris Altesse^ Royales à Vienne semblerait nécessaire, et que je tie conçois pas, comme je l'ai dit; qu'elles puissent s'àbsenfier con- Tenablement dès Pays«-Bas, dans les circonstances actuelles; eh second ilîeu;, parce que les représentastts de la nâëon pressentiront, je crois» que, par l'effet même de leur respect pour le monarque , ils éprouveraient des difficultés et des embarras extrêmes de rien conclure d'essentiel à une distance qui les priverait d'une communication assez prompte et assez facile avec leurs commettants ; et que, désirant par cette considération s'excuser de se rendre à l'invitation qui leur aurait été faite, ils pourront appuyer leurs respectueuses remontrances à Sa Majesté, sur les promesses dd monarque et sur l'intention oonstante où U a été de lés remplir. Ils répr^nteront que , parmi ces promesses , se trouve la cotifirmatioh de là bulle d'or, en vertu de laquelle Sa'Màjesté a promis à ses sujets brabançons de né jamais obliger aucun d'eux à sortir du Brabant pour quelque cause que ce soit, », /"''■■
Quand cette lettre lut mise sous les yeux de l'Empereur, îl était probablement trop tard pour qu'elle eût de l'influence sur sa résolution. Toutefois , les avis qu'elle renferme ^ de même que les observations énoncées dans la lettre du 6 juillet ( voyez p. 251), forent accueillis avec bienveillance par Sa Majesté. Cest ce qui r^lte de la réponse suivante , que M. Anthon fit à l'une et à l'autre de ces épitres :
€ Monsieur,
. 5 Ouoique l'expédition de ce courrier me laisse peu de loisir, jè fie puisr vous Jâîssei' ignorer que fai t^eçu lés deux lettres que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire^ ensuite des troubles sur-
d^ RÀFÉDIUB
TeBUB aux Pây&*B»* Sa Majesté a lu l'une et l'autre et m'ordonne 4b tous mander en réponse <}u'elle a pris des nrasares pour y rétabKr Tordre» et ^e, voulant rendre justice au zèle que tous .aye& témcngné poujr le bien de son auguste serFice, elle songera , dws le temps , à vous conférer telle place qui pourra vous otmvenir. Des intentions aussi gradeuses sont bien propres à calmer le chagrin dans lequel réyénemaBit Ictal tous a j^ongé. Je me croiiïBÛS bien heureux si l'intérêt yUqae fy prends pouvait ëgalemmt contribuer à radoucir un peu^ n'ayant rien plus à corar que 4e justifier la confiance dont tous m'honorez , ainsi q«e de TOUS convaincre 4es stntiflUents de coesidâna^on et d'attachexn«iatque Yousa voués ponr lavie, -
€ Monsieur,
€ Votre très-humble et trèsobéissant- serviteur , € Vienne, 47 juillet 1787. Anthon. >
Les mesures prise? pbur rétablir Tordre étaient le rappel à» archiducs et dy comte de Belgiojoso^ la nomination du gé^iéral comte de Mufray (i) aux fonctiops ^p gouverneur général 4»/ mtmmt rpr^rç de concentrer quelques troupes, et l'envoi h
(i) Lecomtê JosephdeMnnmy dePhtBphaochet deKiimtaDont,cfaenliw gom, cbeTalier de Tordre de Blarie-Thérèse , cbambeUan «ctaéi, conseiller d'État Intime et iciael de Sa VKJeité ll^np^renr e^ A^, g^^M de tp^U lk m nmt^ (depuis il#t); ftfalt pris le commandement des (roupes Impériales aux Pajs-Bas antricbiens, en 1781, époque o^il looeéda aa marqnia de Voghera, mort à Bruxelles le i9 juin de la même année. U était anpara- Tant gouverneur de la ville dXlit^e, ff e:|erça Ifs fl»n|9tl#n8 da gofraorqeur (at cpipîtaine génffy^ ad intérim depuis le 19 juillet 1797 jusqu'au 37 octobre de la même année, jour où il remit Ifs rôoes de l'admlnlsteatlon au comte de Trauttmansdorf.
hp comte 4e M urray f^^ond^f^ d'finp ancienne famim Jiol^Ie de TÉcom* V «'^Mi^ «Wlé tou fols dans lès Pays-Bas , ayant épousé en premières noces, à Luxembourg, Christim} de AUrIngh , morte le tS décembre 1755 , «ten secondes nooes , à Gaiid , le 96 juin 1765 , ïfarle Anne Françoise Colette de LIcbtervelde, dame de l'ordre de la Croix étoUée , dqq^lrlèfi^ de QMm ,44|Mft Louis comte de Tiennes de Bumbecke. Cette dame était fille de Charles François Joseph comte de LIcbtervelde , baron de Herzelles , seigneur d'Eecke , chambellan actuel de Sa Mijesté Impériale et royale apostolique , et de dame Marie Anne France^ Van der if eerscbe.
{ilmpératrice reine Bfaiie-Thérèse luj avait conféré Iç titre .de tairon, p^r lettres peintes du HéêpUnibn I76S, puis bicntO* après, celui de comte, par «otines lettres du 96 noteoibn 1761. Vei^pjrpff JofephninI jicfîorttai, ^pu^, par leUfips^^ifeQtaf ^ t^w^%Tffi,)àl^pfi^ de porter, dîans les provinces belgiques, les arpies pannes de sa flim^lle, avec les décorations ^tott'ksiitiÉidseeiCeaMdbeÉjetfinîeQteiitftofse. "^
lAilédtilKMif du rëgimeat de ^fi/mèst : meM|t«ft doktt on tié tajrdâ }gaète k reécmmâtre rinsnttunee. QMi qu'il èii soit, l«ft archiducs nnâone^teni, dès le 6 juillet, leuf résohition de se conformer MIS délai aux brdres de l'Empereur, et ils invitèrmt lés états de toutes les provinces à envoyer à Vienne des dépotés des trois ordres et surtout dn tiers. (Test à cette oecasimi que les étate de Brubant Érent le premier essai de leur plan de confédération. Ils cenvoqiièrent à Bruxelles des députés de toutes les provinces, pour délivrer avec eut éât les propositions de l'Empeiieur. La r^nion eut lien, le 18 juillet^ à ThÂtel de ville ^ à Bruxelles; Les vokmtàires, à pied et k cheval , se réunirent à la Grandl^ace. On jHWonça qudques discours ampoulés , selon le goût du tamps (i), d psis Ton dà^kla qu'il swait satis&it au vœu de TEmpereur, fen lui envoyant des députés à Yieime ; mais que ces députés seraient sans pouvoirs et qu'ils ne pourraient engager en rien leurs commettants. Les gouverneurs généraux partirent Iç lehdetanin, et les députés des provinces ne tardèrent pas à les suivre. Ainai qu*il ét«t aisé dé le prévoir, Tentrevue de rBiupereir
(I) ¥old ime ^HUè de tèn qtd fbi jmlfliée à cette bbcaèiôn It qdi donné uht Idée de II ht- Mntoro de répéqnô. KmI tariéM pu dtèr jdn iiioRét« éhpoéét inédil; Mb ibof ( nieox refurodnire ce qui a été publié avec (jaeliiiie fuccèi :
Oé$ à fQ$$mÊblii$gén4ràUd$iAai$, àBruœèUêi, le i%jMUî IT«T,
\ 0aMnibléed6iM^!ilhMtreid^aofetin*
I b'on peupla aknné , les dignes Ubérateurs ,
I Quiparuneftrmetéaèsiitagèqnliardje;
Fdtef la lecQB aux i^ » fautenani la patrie I
Voyant avec horreur qu'on allait tout enfre&uire.
Votre noMe fhncldse abjura Tari de Aladre ;
Dédaignant rinifosture et les beauiariunoDtf» .
L'auguste Vérité TOUS prêté ses accents.
Aobetet, dignes pères d'Im peuple liât ^dnk aiiàé,
Ne ralentissez pas Totre courage extrême ;
Ces provinces fortunées sont sous votre luièUe ,
Veus assurent une gloire à Jamais iinnioriâlé;
Motcnrfntess'éTaBOulssent,lajole est dans notre cour.
De vos heureux succès atiéndsni té bonlieur ,
TA dss eidtanta laumis, donè le pèies'éeire»
Voient par des sages tuteurs le mal gui se répare,
f Mnsatieitoné I ^VeiùV , des tHdts dé bléniilisttiéés .
Voi hoirs apfèé dte sMes anront aoi neoràrtNiliees.
S04 RiUNËDWS
arec 1m d^tft des ffcn^QoetfiiefpFcMiim^ firent lecturetd'un long fiietwn,^ ^x>iiieiiaiit ; comsm de oomitme» réDumératioii'd^.tDus leuftSi griefs TKaiis etilliis:. L;Eii]fer6Qr,.de son côté; leur ;reproQha d'ayoir suskSltëdes troublas,* imtre-ipMsé leurs pouvoirs; violé les lois; et il décliira q«'il ne. forait auculie coacession avautle rétablissement de lV>rdte; légal et raoeomplissement de certaines eondit&ous préalables qu'il leQr iiufposerait: Des instructions danà ce sens furent tnmsmisesà Braxdles, par dépêche du 16 laoût : « Dès saissUôt, y était-ii dit, q^er voçs m'aurez informé que tods les préatabtes se trouvent exécuté»; et que totat est rentl*é, ttoyennant<;ela, dans Tordre/; je tàcberai de concerter avec les assemblées des états ou leurs députés dûment autorisés, ce que je pourrai faire pour le mieux possible dans les diâérentes branches de Tadminûstration, sans être contraire à la constitution fondamentale de mes provinces bdgiques; >
La principale de ces conditions préalables était qne tontes diôses^seraient remises sur le pied où elles existaient avoûit le 1^ avril. On se rappelle qu'à cette époque leis intendances n'étaient pas établies ; à l'ancienne division des Pays-Bas en provinces, on n'avait paie^ encore substitué leur division en neuf cercles; les nouveaux tribunaux étaient loin d'être organisés, et le conseil souverain de Brabant exerçait encore ses attributions les plus précieuses ; mais un assez grand nombre de coutents avaient été supprimés; le nombre des confréries avait été réduit à Tunité, les séminaires épiscopaux avaient été remplacés par un séminaire général, presque toutes les mesures de réforme concernant le clergé avaient reçu leur exécution. A cette époque aussi, nous l'avons déjà fkit remarquer , l'opposition des états et du conseil de Brabant était fondée plutôt sur les réformes à faire que sur les réformes déjà faites. Cette opposition n'avait pris un caractère de gravité que par l'établissement projeté des intendances , et par la réorganisation annoncée de Tordre judiciaire. Les états s'étaient irrités principalement de ce qu'on voulait toucher aux institutions fondamentales du. pays, sans les avoir consultés, et ils avaient réclamé, comme un droit, Texamen et la discussion
DE BEEG. 965
des projets da gouyemement II était donc naturel de penser qu'en se reportant à cette époque et en annonçant l'intention de se concerter ayec les états , sur les projets dont l'exécution arbitraire avait enflanuné les esprits, toute cause d'agitation cessant, on rentrerait dans le calme primitif. Mais ce n'est pas ainsi que procède l'esprit réyolutionnaire. Une fois que cet esprit est monté, on a beau faire disparaître les causes de son exaltation, s'il daigne s'en apercevoir, ce n'est que pour chercher ailleurs d'autres causes à y substituer.
Les états de Brabant étaient déjà bien loin de l'époque du 1^ avril. Les édits de surséance accordés, au mois de mai, par les archiducs, n'avaient pu les arrêter un instant Ils n'avaient pas même attendu que ces édits fussent ratifiés par l'Empereur, pour marcher en avant ou plutôt en arrière. Déjà des couvents supprimés avaient été rétablis, les séminaires épiscopaux avaient été ouverts, on avait armé les citoyens, des employés de l'État avaient été forcés d'abandonner leurs fonctions; on avait été jusqu'à imposer aux gouverneurs généraux des fonctionnaires du choix des états ou des municipalités. C'étaient autant de conquêtes auxquelles Joseph II exigeait que l'on renonçât, préala^ blement à toute concession : car il avait spécifié , dans ses préala- Mes, la suppression définitive des couvents, le rétablissement du séminaire général, le licenciement des compagnies de volontaires, la réintégration dans leurs places de tous les fonctionnaires éliminés , la révocation des nominations nouvelles, et enfin le payement des subsides arriérés et courants. Dans les autres provinces, où l'on ne s'était pas avancé aussi loin qu'en Brabant, ces conditions ne parur^it pas exorbitantes. Le clergé s'effi>rça bien d'ameuter les populations; il célébra des messes solennelles pour obtenir de Dieu une issue favorable à ses prétentions; mais le bon sens des états sut résister à ces moyens d'excitation : partout ils donnèrent leur consentement aux préalables^ Le Brabant seul refusa , et il fallut l'emploi de la force pour vaincre son opposition.