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verais bon dé prendre, pour qu'il ne puisse plus sé'produire un scandale pareil à celui dont je voudrais pouvoir effacer la moindre trace, pour que ceux qui en sont la principale cause soient les premiers à ressentir les effets de ma juste indignation, et pour que les frais de Tadminislration soient à jamais mis à couvert ; enfin
« a*" Que vous concourriez , avec la soumission et le zèle que vous m'aviez promis, à faciliter et accélérer mes vues, dont le but était de tarir le plus tôt possible la source des maux qui affligeaient mes provinces, et d'assurer la félicité publique, qui est l'objet principal de mon devoir et de mes soins.
<r Mais quelle a été ma surprise et mon indignation extrême, lorsque j'ai appris que les différents points dont il s'agissait, faisaient déjà naître des doutes, que vous osiez prévoir de la difficulté à y consentir, et, par conséquent, selon vous, de l'impossibilité à l'exécution de mes vues, comme s'il s'agissait, en un moment où vous avez démérité votre constitution, où votre soumission seulement m'avait engagé a tenir en suspens les dispositions résolues pour la casser, et où rien que votre empressement à réaliser cette soumission, pouvait vous la faire obtenir de ma bonté et de ma générosité; comme s'il s agissait, dis-je, après tout ce que vous vous étiez permis, d'un consentement de votre part, pour déterminer et statuer ce qui était nécessaire pour le retour de la tranquillité et du calme.
« Quelle a dû être surtout mon indignation, lorsque j'ai appris que la première disposition que j'avais trouvé bon de faire, en conséquence de ma dépêche du 15 février, relativement à la réforme de la représentation du tiers-état, avait d'abord éprouvé des difficultés, et que le tribunal de la province, à qui j'avais itérativement ordonné son émanation, avait eu la témérité de s'y refuser avec une obstination vraiment criminelle, en soutenant, sans pouvoir alléguer aucun article qui fût contraire à la joyeuse entrée, la nécessité du concours des trois ordres des états de la province, par conséquent aussi du tiers, dont la punilion faisait un des principaux objets de cette réforme.
t Ce nouvel attentat fait à ma dignité et à mon autorité souveraine, par un tribunal qui, dès le commencement des malheureux troubles qui ont désolé ces provinces , avait déjà encouru ma juste indignation, par des démarches concertées avec vous, également attentatoires à ma souveraineté et contraires à la tranquillité publique, doit nécessairement combler la mesure; et si je n'écoutais que ma justice, il en ressentirait d'abord les effets par une cassation plus que méritée; mais, étant informé que ce coupable excès est une suite de la cabale d'une partie de ses membres qui s'étaient, dans tous ces derniers temps, signalés par un esprit de désobéissance et de révolte, ainsi que de plusieurs individus du tiers-état, également connus comme de vrais boute-feux, peut-être même d'une intrigue sourde plus étendue que celle du tiers-ordre, et que je souhaite ne devoir pas approfondir de plus près, je voudrais différer encore, ne devoir punir les innocents avec les coupables, en ne faisant pas ressentir au corps entier la peine que n'ont méritée que quelques personnes de différentes classes, que je connais et saurai mettre hors d'état de nuire davantage.
€ Cest d'après le même principe que je crois devoir agir envers toute la province, que je ne veux également point exposer au danger de perdre sa constitution et ses privilèges, et d'éprouver peut-être de plus grands malheurs encore, pour la déraison de quelques-uns de ses représentants qui pourraient vouloir sacrifier le bien de la généralité à leur entêtement et obstination personnelle, ainsi qu'à leurs intérêts.
€ Ce serait peut-être un malheur pour le pays de perdre sa constitution; mais c'en serait un bien positif et un bien plus grand, d'y laisser continuer l'esprit de révolte et d'anarchie qui y règne et qui doit nécessairement le ruiner.
c C'est une fin à ces désordres, qu'il faut plus que toute chose; c'est celle-là qu'il est de ma dignité et de mon devoir de procurer sans délai , coûte que coûte; c'est donc à rétablir l'obéissance, dont le retour seul peut amener celui de l'ordre, du calme et de la tranquillité , que je suis absolument et irrévocablement dé-