‹ Ferdinand Rapédius de BergChapitre 8 sur 119 · DE BEAU · texte numérisé non relu

DE BEAU

l'essai coûta si cher à Joseph II. Quoique employé par le gouvernement, il ne songeait aucunement à faire tourner au profit du pouvoir central les changements qu'il méditait dans l'administration de la ville de Bruxelles. Plein de bonne foi lui-môme , il croyait à la bonne foi de ceux qui l'employaient, et toutes ses vues étaient dirigées vers le bien public. On n'en peut trouver de meilleure preuve que dans la conclusion même de son mémoire.

c En s'occupant , dit-il , dès aujourd'hui de la réforme des abus les plus saillants de cette administration , l'ensemble des revenus,.qui semble pouvoir être évalué aujourd'hui à 672,700 A.

pourrait être porté en 1776, à 778,905 fl.

L'ensemble des dépenses nécessaires et ordinaires, qui semble pouvoir être évalué aujourd'hui à 582,069 fl.

pourrait être réduit, en 1776, à 544,458 fl.

Partant l'on procurerait à la ville, au lieu de son excrescence actuelle , que j'ai cru pouvoir évaluer à 90,000 fl. , une excrescence de 230,000 fl. D'où je conclus qu'en assignant pour fonds d'amortissement aux dettes de la ville et à celles du canal , un revenu annuel de 124,000 fl., on parviendrait à l'amortissement général de toutes les dettes de l'administration au bout d'un terme d'environ vingt-huit ans, durant lequel terme la ville conserverait des moyens suffisants pour subvenir à ses besoins extraordinaires en subsides et autres , sans devoir toucher à son fonds d'amortissement , et après lequel terme la ville jouirait, déduction faite de toutes dépenses annuelles et ordinaires, d'une excrescence annuelle de 579,800 fl. » Il est bien évident, d'après cela, que les vues, sinon du gouvernement, du moins de son agent à cette époque , étaient parfaitement désintéressées.

Ce mémoire, remarquable sous tant de rapports, fut adressé au ministre M. de Starhemberg , le 15 mai 1775. La récompense promise ne se fit pas attendre : M. de Berg fut nommé , au mois de septembre de la même année, amman de la ville et de l'ammanie de Bruxelles. Il succéda, dans ces fonctions, à messire Nicolas François Vandernoot ( père du célèbre Henri Vandernoot ) , sci-

RAPÊD1US DE BEHG.

gneur de Vrechem , Kelfs et Gobbelschroy , mort le 5 juillet 1775 (*). Il prêta serment et fut installé dans ses nouvelles fonctions le 21 septembre, après avoir, conformément à l'article 1er des Coutumes de Bruxelles, fait preuve de la noblesse de son extraction devant des commissaires délégués par le magistrat de cette ville.

( *) Cénéaiogie de la famille Vandernoo», pu J. F. ». F. Aieredo Coniiobo y Bernai.

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