L. Garni ER. — Ferments
La plupart des moisissures paraissent absolument indifférentes à l'action de la lumière, bien que certaines espèces la recherchent certainement. Il en est de même de la chaleur qui a une influence manifeste sur les mucédinés, comme d'ailleurs sur tous les organismes ; on peut dire que leur vitalité s'exerce entre deux limites de température, l'une, inférieure, qui peut être très basse (penicillum glaucum vit à 2-3** dans les caves de Roquefort) ; et l'autre, supérieure, assez élevée, puisque la plupart de leurs spores ne périssent qu'au dessus de 1 00° et souvent plus haut encore (i2o<» pour les spores de Voïdium aurantiacum de la mie de pain).
Au contact de l'eau, les moisissures, comme les levures, sont tuées à 55° (Miquel).
Le développement maximum du végétal se produit à une température intermédiaire comprise en général entre 3o et 40° (34<> pour Vaspergillus niger).
Il est inutile d'insister sur la nécessité absolue de l'eau pour la fructification des moisissures.
§ 4. — Mode de combustion des composés organiques ternaires par les moisissures. — Applications.
Si nous étudions avec plus d'attention les transformations profondes qu'éprouvent les matières organiques ternaires, sous l'influence des mucédinées, nous allons voir que ces modifications se produisent par phases successives, correspondant chacune à un état moléculaire nouveau de la matière primitive, pour aboutir finalement à une combustion complète avec production d'éléments minéraux.
De toutes les moisissures, celles qui ont été observées avec le plus de soin dans leur action destructive sont Vaspergillus niger et le pénicillium glaucum.
L'action de Vaspergillus sur les diverses substances a été étudiée en prenant comme liquide de culture le