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ACTION RÉDUCTRICE DE CERTAINS MICROBES

Il s'en suit que nous ne devons pas attribuer exclusivement à une action secondaire de l'hydrogène, les phénomènes de réduction que nous allons étudier, mais que la fonction physiologique de l'organisme qui le produit intervient aussi, dans certains cas, et ne doit pas être systématiquement laissée de cote.

I. Transformation du soufre en hydrogène sulfuré. — On trouve en abondance, dans l'eau d'égout, les eaux potables et quelquefois dans l'eau de pluie, un microbe globulaire de i fx. de diamètre qui, dans les milieux, très nutritifs, s'allonge en bacille ; ce microbe est un agent énergique de la transformation en hydrogène sulfuré du soufre des matières albuminoïdes, du caoutchouc vulcanisé et même du soufre libre (Miquel). L'optimum de température est de 3o à 35°.

Dans un liquide nutritif exempt de tout composé sulfuré, il dégage de l'acide carbonique et de l'hydrogène; c'est donc bien à cet hydrogène qu'est due, en majeure partie, la production de l'acide sulfhydrique, dont la production secondaire ne constitue pas plus un phénomène de fermentation que ceux que nous allons encore passer en revue.

Si le milieu est alcalin, le gaz sulfhydrique forme des sulfures, et l'activité du microbe est telle que, en présence de l'urée qui se transforme en carbonate d'ammonium, le liquide peut renfermer, au bout de soixante-douze heures, ogr. 7 de sulfhydrate ammonique par litre ; il agit sur les matières albuminoïdes en dégageant, dans le même temps, jusqu'à 70 centimètres cubes de gaz sulfhydrique par litre de liquide ; à cette dose, l'hydrogène sulfuré arrête la fermentation et le ferment passe à l'état de spores.

2. Réduction des sulfates, — Quand on ajoute à de l'eau contenant du sulfate de chaux et des matières organiques, des sulfuraires provenant d'une source sulfureuse et plus vulgairement connues sous le nom

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