L. Garnier. — Ferments
la viande des herbivores: 44,35 o/o dans les cendres de la perche, et 16,40 0/0 dans les cendres de la viande de veau; et d'autre part, la chair des mammifères contient i/3 déplus de phosphates alcalins que celle des poissons ; or la chair du poisson s'altère bien plus vite que celle des mammifères, ce qui prouve bien que c'est le phosphate de chaux et non les autres phosphates qui possède ce pouvoir excitateur de la putréfaction.
§ 3. — Putréfaction des corps solides
La putréfaction des corps solides commence nécessairement par la surface qui est au contact de l'air, se manifeste par une fluidification, qui va de la périphérie au centre^, et s'accompagne d'une transformation en ces composés que nous connaissons maintenant;
a Et suivant que les espèces de vibrions présents » sécréteront des diastases plus ou moins actî- )) ves, suivant que l'air aura un accès plus ou » moins facile, suivant la température, l'état d'humî- » dite ou de sécheresse de Pair, on aura ou bien une » combustion surtout superficielle, dégageant peu » d'odeur, soit une véritable liquéfaction de la masse » solide, donnant naissance à une bouillie infecte, » soit une mortification avec dessîcation, comme » celles qui s'accomplissent si facilement sous Tac- » tion des mucédinées, et qui ne s'arrêtent que lorsque » la matière organique est devenue une pincée de » cendres » (Duclaux).
Le cadavre humain abandonné à l'air libre, mais isolé de l'atmosphère ambiante par la peau, est le siège de fermentations continuellement anaérobîes qui se manifestent, après huit jours d'abandon à Pair libre et à la température ordinaire, par une coloration superficielle et uniforme d'un vert sale et par