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CHAPITRE XIII

CHOLÉRA DES POULES

« Parfois se déclare dans les basses-cours une maladie (i désastreuse, qu’on désigne vulgairement sous le nom <( de choléra des poules. L’animal en proie à cette affection « est sans force, chancelant, les ailes tombantes. Les plu- « mes du corps soulevées lui donnent la forme en boule. « Une somnolence invincible l’accable. Si on l’oblige à ou- « vrir les jeux, il parait sortir d’un profond sommeil. « Bientôt les paupières se referment, et le plus souvent la « mort arrive sans que l’animal ait changé de place, après « une muette agonie. C’est à peine si quelquefois il agite « les ailes pendant quelques Secondes. »

Ces symptômes singuliers, dont nous venons d’emprunter la description à M. Pasteur, la marche rapide de la maladie, sa terminaison presque toujours fatale ont appelé depuis longtemps l’attention. A ceux qui ont voulu la classer, elle s’est présentée comme ayant le caractère contagieux, épidémique et même endémique. M. Moritz, vétérinaire de la Haute Alsace a, le premier, soupçonné son caractère parasitaire. M. Perroncito, vétérinaire à Turin, a, le premier, vu le parasite, et démontré que la maladie pouvait se transmettre par voie d’inoculation. M. Toussaint, professeur à l’école vétérinaire de Toulouse, a, le premier, essayé la culture du parasite dans un milieu artificiel, mais la démonstration de la nature parasitaire delà

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