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CHAPITRE XIY

SEPTICÉMIE.

Les maladies charbonneuses et le choléra des poules sont l’œuvre -d’êtres aérobies. Avec la septicémie, nous allons voir entrer en action un être purement anaérobie.

On peut prévoir que la scène va changer. La vie sans air s’accompagne toujours, dans nos liquides inertes, d’une fermentation avec dégagement gazeux, et nous n’avons rencontré jusqu’ici aucune raison de croire qu’il doive en être autrement dans l’organisme.

En ouvrant le corps d’un animal mort septique, on y constate en général de grands désordres. Tous les muscles, surtout ceux do l’abdomen et des membres, sont le siège de l’inflammation la plus vive. La rate est normale, mais diffluente, le foie et le poumon sont décolorés. Ce qui frappe surtout, c’est l’état emphysémateux du tissu conjonctif. On trouve même çà et là, mais do préférence aux aisselles et aux aines, de véritables poches gazeuses. Le ballonnement du corps est déjà très prononcé dans les derniers moments de la vie. Bref, on dirait une putréfaction sur le vivant.

En examinant au microscope une goutte du liquide musculaire, ou de la sérosité qui remplit l’abdomen, on y trouve en foule, comme le montre la planche XII, des vibrions mobiles, quelquefois très allongés, quelquefois très courts, rappelant ceux que nous avons étudiés comme fer-

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