PÉRIPNEUMONIE CONTAGIEUSE DU BŒUF
Le caractère contagieux de cette maladie, quelquefois désastreuse, résulte à la fois de l’observation et d’expériences d’inoculation. Gomme pour la variole, on a essayé l’inoculation préventive, et le Dr Villems de Hasselt, qui s’est fait le propagateur ardent de cette méthode, avait signalé en 1852, dans la matière inoculée, des corpuscules particuliers dont il a cherché depuis à prouver le caractère parasitaire. Les tentatives faites dans cette voie, à son instigation, par MM. Bruylants et Yerriest ne paraissent pas avoir complètement abouti, c’est-à-dire qu’elles n’ont pas donné une culture pure de l’organisme actif. Il semble même qu’on ne Tait pas complètement débarrassé d’une autre espèce vivante qui l’accompagne fréquemment, et produit des phlegmons de nature septique. Concluons donc que la nature parasitaire de la péripneumonie contagieuse n’est pas aussi bien démontrée que celle du charbon symptomatique, mais qu’elle est pourtant très probable.