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LES EAUX ET LES LIEUX

Maintenant que nous savons préparer des infusions qui restent stériles, nous pouvons nous en servir pour étudier la distribution des germes autour de nous, dans les corps solides, liquides et gazeux avec lesquels nous sommes journellement en contact. Il nous suffira d’amener au contact d’un de nos liquides restés limpides une portion plus ou moins grande de l’un de ces corps. Si l’infusion se trouble, c’est que le corps étudié renfermait des germes, et il en renfermera, toutes choses égales d’ailleurs, d’autant plus qu’il faudra en employer moins pour apporter la vie dans le liquide organique où on l’ensemence.

Il est naturel de commencer cette étude par l’air, véhicule de toutes les poussières amassées à la surface du globe, parmi lesquelles il est évidemment impossible qu’il n’y ait pas de germes de ces êtres que nous savons se développer en si infinies multitudes, toutes les fois que de la matière organique se corrompt ou se putréfie au contact de l’eau et de l’air. Il suffit en effet, d’enlever le coton qui ferme le col d’un de nos tubes Pasteur (fig. 1), ou mieux d’en détacher, sans l’agiter, le col au moyen d'un trait de lime pour voir au bout de quelques heures l’infusion limpide qu’il renferme de troubler et se peupler comme si elle n’avait pas été stérilisée.

• Qu’a-t-il fallu pour cela? Rien autre chose n’est intervenu que de l’air nouveau, pris dans son état naturel. Il y avait dans notre tube, lorsqu’il était fermé par son tampon

de coton, tout ce qu’ily a maintenant, oxygène, azote, ozone, acide carbonique, matières gazeuses connues ou inconnues, tout, sauf les poussières atmosphériques. Le tampon enlevé, le col brisé, celles-ci sont tombées dans le liquide, et si elles l’ont fécondé, c’est qu’elles renfermaient des germes vivants.

On peut donner une autre preuve bien frappante de la vérité de cette interprétation. Établissons une libre communication avec l’air extérieur, non plus en brisant la tubulure verticale, mais en cassant l’extrémité effilée de la tubulure latérale. L’intérieur du tube est de nouveau en contact direct avec l’air chargé de poussières. Mais cellesci ne peuvent plus, comme tout à l’heure, tomber dans le liquide en vertu de leur propre poids. Pour arriver à lui, elles devraient s’élever le long de l’effilure, et c’est ce qu’elles ne font pas, à moins qu’il n’y ait des courants d’air, des échauffements ou des refroidissements brusques du tube, produisant„une circulation aérienne active entre les deux ouvertures qu’il porte maintenant. Le liquide maintenu en repos, reste infécond du moment qu’il ne reçoit pas la poussière vivante qui lui arrivait naturellement tout à l’heure.

Fig. 4.

Il y a donc des germes vivants dans l’air. Y en a-t-il beaucoup? Pour le savoir, nous pourrions employer le dispositif qui vient de nous servir. Mais il vaut mieux

avoir recours à une autre méthode, permettant de mettre en expérience des volumes d’air plus notables.

Dans un ballon A (Fig. 4) de 300 à 400 centimètres cubes de capacité, on introduit 100 centimètres cubes environ d’une infusion organique limpide. Puis on effile le col du ballon en le laissant ouvert.

On porte l’infusion à l’ébullition, et lorsque la vapeur qui se dégage a chassé tout l’air intérieur par 1 extrémité a, on ferme celle-ci en fondant brusquement le verre au moyen d'une lampe d’émailleur. Le ballon se refroidit et reste vide d’air. On en prépare quelques douzaines de tout pareils.

On les apporte alors au lieu où on veut faire l’expérience, et on y brise successivement tous les cols- à l’aide d’une pince à longues branches, après avoir eu la précaution, à chaque fois, de passer le col et la pince dans la flamme d’une lampe à alcool, pour tuer tous les germes de provenance incertaine qui auraient pu s’y déposer. Il faut, en outre, prendre le ballon par la panse, et le tenir aussi élevé que possible au-dessus de sa tête, de façon à éviter l’influence delà poussière des mains ou des vêtements. Enfin, s’il fait du vent, il est bon de se tenir sous le vent du ballon, de façon à éviter les mêmes causes d’erreur. Le col brisé en a, on entend un sifflement : c’est l’air qui rentre. On referme aussitôt le col à la lampe, et quand tout est terminé, on reporte les ballons à l’étuve pour voir ce qui va s’y passer.

Chacun d’eux renferme, sans erreur possible ,un volume déterminé d’air, absolument tel qu’il était au lieu d’observation, et dont les poussières, grâce au repos absolu qui existe désormais à l’intérieur du ballon, vont tomber dans le liquide. Si ce volume d’air ne renfermait pas de germes, l’infusion restera stérile. Elle se troublera au contraire, si 1 air lui a apporté des germes qu’elle puisse nourrir. Le nombre des ballons restés inféconds sera donc d’autant plus grand que l’air sera plus pur de germes, et en répé-

FERMANTS ET MALADIES.

tant l’expérience en divers lieux, dans les mêmes conditions et avec le même liquide, on pourra comparer en toute sûreté les airs qu’on y respire.

M. Pasteur a beaucoup multiplié des expériences de cette nature, et dans toutes, il a touj ours vu des ballons rester stériles. Dire qu’il y a des germes dans l’air, n’est donc pas dire qu’il y en a partout. C’est dire qu’il y en a ici et qu’il n’y en a plus là, que, dans un même air, suivant les veines et les courants, il y en a plus ou moins, et que leur distribution est toujours fort inégale. On peut pourtant, connaissant l’origine des germes, faire au sujet de leur répartition générale des déductions à priori qu’il est curieux de voir l’expérience confirmer. Ainsi, conformément à ce qu’on pouvait attendre, M. Pasteur en a trouvé davantage dans les lieux bas et humides, favorables aux. végétations cryptogamiques, très peu au contraire dans les caves de l’Observatoire où l’air est en repos. Il les a vus devenir plus rares quand il les récoltait à un niveau plus élevé audessus du sol. Il en a trouvé moins sur les plateaux isolés du Jura que dans la plaine, moins encore quand il est allé les chercher au milieu des glaciers de la Suisse, où aucun végétal ne peut vivre. Sans aller si loin, on trouve qu'il y en a plus dans une chambre habitée que dans l’air extérieur, davantage dans une salle d’hôpital que dans les cours avoisinantes. Tout cela est à la fois conforme à la prévision et à l’observation.

Les résultats que nous venons de constater paraissent au premier abord en désaccord avec ceux que fournit un autre procédé d’investigation. Lorsque par un moyen quelconque, on lance un très mince filet d’air, droit contre une plaque de verre couverte d’une légère couche de glycérine, ce liquide sirupeux arrête et retient les poussières, qu’on peut alors examiner à loisir, en portant la plaque sous le microscope. On y trouve toujours, au milieu de fragments de suie sortis de nos cheminées, de globules d’amidon, de débris d’étoffes ou de plantes, une grande quantité de

corpuscules si semblables aux spores des végétations cryptogamiques et des vibrions, que le micrographe le plus exercé ne pourrait les en distinguer.

Ce sont là évidemment les germes qui tout à l’heure sont venu peupler nosinfusions. L’avantage de ce procédé opératoire est qu’on peut les compter. On a trouvé ainsi à Montsouris des chiffres variant de 500 à 120000 par mètre cube. Avec ce dernier chiffre, qui représente 120 germes par litre, l'infécondité constante de quelques ballons dans les expériences précédentes serait difficilement explicable. Mais cette méthode, très sûre en apparence, présente l’inconvénient qu’on ne distingue pas les germes vivants des morts. Or, il y en a sûrement beaucoup qui sont incapables de se reproduire.

Dans des expériences dans lesquelles je semais sous le microscope, dansun liquide convenable, ces germes aériens et où je les suivais de l’œil, je n’en ai jamais vu se développer plus d’un sur dix. Nous verrons plus tard à quelle cause sont dus ces avortements. Je me contente d’indiquer ici qu’ils expliquent la discordance apparente entre les résultats des deux méthodes que nous venons de décrire, et nous pouvons considérer comme acquise la notion que les germes féconds sont relativement rares dans b^V^ans lequel nous vivons.

Combinons cette notion avec cet autre fait que les germes, en vertu de leur légèreté spécifique, ne tombent qu'avec une lenteur très grande, et nous pourrons en tirer une conclusion très importante pour la pratique. C’est qu’il n’y aura pas trop à redouter de laisser pendant quelques instants au contact de l’air commun un liquide stérilise, si cet air n’est pas très agité, et surtout s’il n’est en contact avec le liquide que par une ouverture étroite. Où que se fasse l’opération, et de préférence si elle se fait en plein air ou dans un local non habité, il y aura peu de chances pourqu’un germe fécond vienne fertiliser l’infusion.

Nous allons immédiatement profiter de cela pour sim-

plifier les procédés opératoires auxquels nous avons dù avoir recours jusqu’ici, dans notre ignorance du véritable état des choses, et dans notre légitime désir d’éviter les causes d’erreur, de quelque côté qu’elles viennent.

S’agit-il par exemple, de remplir un certain nombre de tubes Pasteur, on substituera avec avantage le procédé suivant à celui que nous avons décrit.

On introduit un volume suffisant de l’infusion organique limpide dans un ballon dont on scelle ensuite le col à la la lampe. Puis on porte le tout à 115° dans un bain de chlorure de calcium. L’infusion est ainsi sûrement stérilisée.

On dispose alors a portée de la main ce ballon scellé, une lampe à alcool allumée, et les tubes Pasteur flambés qu’il s’agit de remplir. Il est nécessaire, pour les usages auxquels nous allons les employer, de substituer aux tubes de la figure 1 , ceux qui sont représentés figure 5, et qui portent deux réservoirs au lieu d’un. Sur le col du ballon scellé, on fait un trait de lime. On suit ce trait avec un morceau

Fig. 5.

de charbon enflammé, de façon à obtenir une fente circulaire. Le col se trouve ainsi détaché et séparé sans chocs du ballon qu’il fermait. On prend alors un à un les tubes, on fait un trait sur l’une des effilures, on la brise doucement, on la flambe, et on l’introduit dans le liquide du ballon qu’on aspire jusqu’à ce qu’il arrive dans le tube

au niveau voulu, On laisse retomber, saus souffler, le liquide de l’effilure latérale et on passe à un autre tube. Quand ils sont tous remplis, on ferme à la lampe les

effilures restées ouvertes. La figure 6 représente l’ensemble de l’opération.

Ces tubes sont très utiles dans certaines expériences. Mais il est d’autres cas où on doit pouvoir arriver facilement au contact du liquide. On peut alors se servir de l’ap-

pareil de la figure 7, que nous appellerons matras Pasteur, nom qu’il a tout naturellement pris dans le commerce. C est un petit ballon à fond plat, en verre léger, formé par

un bouchon à l’émeri, à recouvrement, qui lui-même n’est pas plein, mais se termine par un tube de verre obstrué par un tampon de coton. On commence par flamber ce matras comme à l’ordinaire.

Quand on veut en remplir un certain nombre, on les dispose en rang le long d’une table, sur laquelle on met

Fig. 8.

aussi une lampe à alcool et le ballon scellé renfermant l’infusion organique. On a préparé d’avance et flambé une pipette 'en verre mince (fig. 8) dont le col porte aussi un tampon de coton, et dont l’extrémité effilée est fermée à la lampe. On descelle, comme nous l’avons dit tout à l’heure, le col du ballon contenant l’infusion, on casse l’effilure de la pipette, on la passe dans la flamme et on en remplit le réservoir par aspiration. Puis, enlevant successivement avec la main gauche les bouchons à l’émeri de chaque matras, on y laisse couler de la pipette tenue dans la main droite la quantité voulue de liquide, et on remet le bouchon après l’avoir légèrement flambé.

J’ai tenu à donner tous ces détails, parce que ces manipulations sont devenues usuelles et font partie intégrante de ces procédés de culture des infiniment petits, auxquels nous devons déjà de si beaux résultats. J’ai tenu à les donner ici, parce que, dans leur ensemble, ils confirment le rôle relativement effacé que nous assignions tout à l’heure à l’air comme agent de contamination. Tous les liquides stériles sur lesquels nous venons d'opérer ont été conservés autant que possible en contact avec des surlaces de verre flambées et de l’air stérilisé. Mais nous avons été obligés de les exposer pendant un temps variable à l'action de

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l’air ambiant. Or, une expérience plusieurs milliers de fois répétée, apprend que cela est presque sans inconvénient, et que. lorsque l’opération est bien faite, il n’y a pas plus de deux à trois sur cent des matras ou des tubes Pasteur qui se troublent, lorsque pour les éprouver, ce qu’il faut toujours faire avant de s’en servir, on les laisse quelques jours à l’étuve. Souvenons-nous de ce fait, qui est un des plus importants parmi ceux que nous avons été amenés à mettre en lumière.

Nos conclusions vont être bien différentes si nous examinons au même point de vue les solides et les liquides. Nous avons pour cela tout ce qu’il nous faut. Nous étudierons très commodément les solides à l’a'de des matras Pasteur. 11 nous suffira d’y laisser tomber, ou d’y introduire, au moyen d’une pince flambée, une parcelle du solide qu’on veut soumettre à l’examen. On refermera de suite en flambant le bouchon, et on mettra à l’étuve. Je puis être très bref sur les résultats qu’on obtient ainsi. Il suffit de dire que le moindre fragment d’un corps solide quelconque renferme des germes féconds, à la seule condition qu'il ait été exposé à l’air. Un morceau presque invisible d’épiderme, un brin unique d’étoffe emprunté à notre linge ou à nos vêtements, un fragment de cheveu, de feuille d’arbre, une goutte d’eau stérilisée qu’on a promenée un instant sur un objet métallique, une parcelle de terre végétale prise même à une grande profondeur sous la surface, tout ce qu’on pourrait imaginer de vivant ou de mort, ayant passé ou vécu au contact de l’air, apporte sûrement la fécondité dans les infusions où on l’ensemence. Il faut, pour trouver des solides stériles, les prendre à l’intérieur des pierres, des roches compactes, des couches terrestres en place et non remuées, ou encore dans les portions du corps des animaux sains qui n’ont aucune communication directe soitavecla surface extérieure, soit, avec le tube digestif.

Les liquides, l’eau surtout, vont nous fournir des résul-

tats do même ordre. Rien n’est plus facile que de les étudier en se servant des tubes Pasteur à deux branches, décrits plus haut, et dont l’une renferme déjà l’infusion organique. Dans l’autre on fait pénétrer, par le procédé et avec les précautions que nous connaissons déjà, quelques gouttes de l’eau à examiner. On referme l’effilure ouverte, puis, inclinant le tube, on fait passer dans l’infusion une quantité aussi faible que possible de l’eau suspecte, on porte à l’étuve et on attend. Si, au bout de quelques jours, on n’obtient pas de trouble, on fait passer, après agitation ménagée, une nouvelle petite quantité d’eau, et ainsi de suite jusqu’au moment où l’infusion se peuple. On peut, par ce moyen, comme on voit, non seulement savoir si une eau renferme des germes, mais encore les nombrer approximativement. Il est bien évident en effet que leur distribution dans l’eau agitée étant nécessairement homogène, si les premières inoculations d'eau n’ont rien donné dans l’infusion, celle qui l’aura fécondée aura sans doute apporté un germe unique. La précision de la méthode est d’autant plus grande que plus faible est le volume d’eau sur lequel on opère à chaque fois.

On trouve ainsi que les germes vivants sont si nombreux dans certaines eaux, l’eau de la Seine par exemple, qu’une goutte de cette eau prise en amont et à plus forte raison en aval de Paris, est toujours féconde et donne même lieu au développement de plusieurs espèces de bactéries. Les eaux distillées des laboratoires renferment aussi toujours des germes, bien qu’en nombre moindre que leseaux ordinaires. Il n’y a pas às’en étonner. Elles ont en général passé en mince filet dans l’air, et ont été reçues dans des vases lavés avec des eaux renfermant des germes. Il faut, pour avoir de l’eau distillée absolument pure d’êtres vivants, la recevoir dans un vase flambé dont les parois et l’air intérieur sont également stériles.

Rien n’est limpide pourtant comme une eau bien distillée. La limpidité ne signifie donc rien, et nous voilà tout

répartition des germes vivants dans les airs, etc, 39

naturellement conduits à examiner nos belles eaux de sources. L’expérience montre qu’elles ne renferment pas trace de germes, mais il faut, pour les trouver telles, les prendre à leur sortie de la terre, lorsque les poussières de l'atmosphère ou de la surface du sol, et les eaux circulant à découvert ne les ont pas encore souillées. Ces faits, dont la constatation est due à MM. Pasteur et Joubert, sont d’accord avec ce que nous savions sur la pureté des roches composant le sous-sol de l’ecorce terrestre.

En revanche les eaux de pluie sont toujours très chaigées de germes. On s’explique ainsi très bien la contamination de toutes les surfaces exposees al air. Il n en est pas qui n’aient été détrempées par la pluie, ou en contact avec des eaux impures. En résumé, dans leur ensemble, les eaux opèrent l’épuration de l’atmosphère et l’infection du sol. On pourrait croire qu’on ne gagne rien à ce changement de distribution qui ne change rien au nombre total des germes. Pourtant il présente de grands avantages.

Il suffit en effet de réfléchir un instant pour voir que la quantité d’air avec laquelle nous nous trouvons journellement en contact est de beaucoup supérieure à celle des liquides et des solides. Les voies de pénétration de l’air à l’intérieur de nos tissus sont en outre celles où l’absorption est la plus facile. Enfin, pour revenir au sujet de cette étude, toutes nos opérations, dansles laboratoires, dans les hôpitaux, dans les salles de chirurgie, ne peuvent se faire autrement qu’au libre contact de l’air, c’est-à-dire d’un fluide qui nous échappe par sa mobilité, et que nous devons nous estimer très heureux de trouver relativement très pauvre en germes, parce qu’on ne peut songer à le stériliser. Il en est tout autrement des liquides et des solides. Ils sont en volume limité, et nous en sommes maîtres. Nous pouvons désinfecter nos aliments et nos vêtements, chauffer l’eau que nous buvons, stériliser par l’application d’une température convenable celle qui sert aux lavages de plaies, aux pansements chirurgicaux, ne pas

nous servir d’un fragment de linge qui n’ait été étuvé à 150°, d’un instrument qui n’ait été récemment flambé. Nous pouvons même flamber nos mains, si le genre d’opération l’exige, et détruire par conséquent tout germe vivant dans les solides et les liquides que nous avons à amener au contact de l’organisme malade ou sain.

Nul ne peut dire encore à quelles conséquences heureuses conduirait ce système de précautions, car nulle part encore elles n’ont été prises. Pourtant, nous sommes déjà préparés à comprendre qu’on ne peut en attendre que du bien. Sans doute elles ne donneront pas une garantie absolue, et il restera l’influence possible des germes de l’air. Mais entre négliger toutes les causes de péril, ou négliger la moins importante, qui donc serait assez imprudent pour hésiter?

nutrition et développement des êtres microscopiques. 41

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