CHAPITRE XIX
PROPHYLAXIE
Il nous reste maintenant, pour terminer, à tirer des faits que nous venons de passer en revue les conséquences pratiques qu’ils comportent, et à montrer par quels moyens on peut essayer de s’opposer à la pénétration dans les tissus de ces infiniment petits dont nous venons de constater la désastreuse influence. Nous savons où ils sont, comment on peut les éviter ou les combattre. Nous avons réussi, quand nous l’avons voulu, à en préserver nos matras et nos liquides d’expérience. Tout le problème est de faire passer dans la vie ordinaire, les préoccupations auxquelles nous avons toujours obéi, et les moyens que nous avons été conduits à mettre en œuvre.
Pour mettre un peu d’ordre dans notre exposé, nous étudierons successivement les précautions que commande à chaque individu le soin de sa propre santé, celles qu’il faut prendre contre lui lorsqu’il est malade, les modifications qu’il faudrait apporter pour cela à l’hygiène des habitations et des villes, et enfin les nouvelles exigences qu’on est en droit d’avoir maintenant au sujet des habitudes et des pratiques hospitalières.