CONCLUSION
Nous voici arrivés au terme de notre étude. Il nous reste à conclure. Nous pouvons le faire en quelques mots. L’homme qui ne devrait mourir que de vieillesse, est arrêté par deux sortes de maladies. Les unes, inhérentes à la nature et à sa constitution, résultent d’un trouble intérieur survenant dans les cellules de son organisme ou dans leurs relations mutuelles. Ces désordres, lorsqu’ils proviennent des progrès de l’âge, sont et seront toujours inévitables, mais l’homme peut toujours se défendre par une bonne hygiène du corps et de l’âme contre leur apparition prématurée. Les autres maladies, en bien plus grand nombre que nous ne pouvons le supposer aujourd’hui, résultent de l’envahissement de l’organisme par quelque chose venu du dehors. Celles-là, l’humanité ne les a pas toujours connues et ne les connaît peut être pas toutes encore. Elle leur a toujours payé, à leur première visite, de larges tributs, les a appelées des fléaux de Dieu, puis elle s’est peu à peu habituée à les souffrir en silence, lorsque des idées religieuses ne la poussaient pas à adorer la main qui la frappait.
Après des siècles de muette résignation, voici que la science, qui elle aussi est une prière, mais une prière active et impersonnelle, lui montre où sont ses ennemis et lui donne le moyen de lutter contre eux. Bien plus, elle