ACTE PREMIER
Ah! monsieur de Pomerol, ne le dites pas à ma mèrel,.. Je vous en supplie!... Pas à elle!...
POMEROL.
A personne, mon enfani I... mais vous qui parlez de voire mère; mais pensez donc, la pauvre femme, où en serait-elle à présent, si par malheur?...
Oh 1 je sais bien !... mais je ne pensais pas à cela !... j'avais la tête perdue I...
POMEROL.
Jurez-moi au moins que vous ne recommencerez plus !
GLOTILDE, prenant la main de Feraan'de.
Recommencer!,., mainieuant qu'elle n'est plus seule I
FERNANDE, la reconnaissant.
Madame!...
GLOTILDE assise A côté d'elle sur le canapé.
C'est moi, oui, je suis revenue , pour vous consoler, ma chère enfant, et tenir la promesse qu'il vous a faite 1
Ah ! madame ! ah ! faites cela I je vous en supplie 1 oh ! c'est une charité bien placée !... je vous assure !...
GLOTILDE.
Ëh bien, demain, chez moi à cinq heures!... je me chargée de vous !... de votre mère aussi !... Est-ce dit?...
FER N AN DE, lui baisant les mains.
Ah ! madame !
GLOTILDE.
Chut 1 on nous regarde... Essuyez vos yeux.
• Pomerol, Fernande, Clotilde.
Digiti
ROQUEVILLE, au fond, nyement*.
Arrêtez I... (Les joueurs surpris s'arrêtent.) LcS CtlienS aboient I PLUSIEURS JOUEURS, effrayés.
Les chiens aboient I
Tous prêtent l'oreille , anxieux . BRAGASSIN.
La police I
TOUS
La police I
BRAGASSIN, è demi-roix , au commandeur.
Laissez donc l'argent, vous, s'il vous plaît,
LE COMMANDEUR
Maisl...
ROQUEVILLE, arec autorité.
Taisez-vous donc I
Mourement d'épouvante. La roulette est remplacée par un échiquier. Les dames ont tiré leur oarrage de leur poch'e et travaillent. Amanda joue
du piano , un amateur chante , le commis bat la mesure, etc.
Frédéric parait sur le seuil.
MADAME SÉNÉGHAL.
Il y a quelque chose?...
FRÉDÉRIC
Mais non I rien I
ROQUEVILLE
Mais ces chiens qui aboient avec fureur I
FRÉDÉRIC
Ah I les chiens I... C'est la lune; ils aboient à la lune I
Tous respirent.
BRAGASSIN, rassuré.
Le diable les emporte I
GIBRALTAR
Mes enfants !.«. quelle souleur !...
* Clotilde, Pomerol, Fernande, Roqueville.
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