ACTE DEUXIÈME
GLOTILDE, lai montrant un siège.
Mais, ma toute bonne, vous êtes toujours la bienvenue, vous le savez !
MADAME DE BRIONNE
Non, non I pas de siège!... je ne pose pas! (A Georgette.) Bonjour, mon cœur I (Aaotiide.) On m'attend en bas... deux mots et je me sauve !
GLOTILDE.
Dites!...
MADAME DE BRIONNE
Ma sœur et moi, chère amie, nous mourons d'envie d'aller demain à la Chambre, où il se dira, paralt-il, des choses fort curieuses!... et j'ai pensé qu'à votre recommandation, le marquis voudrait bien employer pour nous son crédit!...
GLOTILDE.
Le marquis?... Mais il est absent, vous le savez !
MADAME DE BRIONNE
Ah ! il n*esl pas de retour?-
GLOTILDE.
Mais non !
MADAME DE BRIONNE
Oh ! que vous m*élonnez !... Gomment cela se peut-il? Châteaugiron me dit Tavoir rencontré hier !...
GLOTILDE.
Le marquis?
MADAME DE BRIONNE
H(?,oui, en voiture fermée!
GLOTILDE.
C'est une erreur !
MADAME DE BRIONNE
Évidemment !... Vous seriez la première instruite de son arrivée ! Je gronderai Châteaugiron, qui semblait pourtant bien sûr de son fait...
Digiti
CLOTILDE, difsimalant son inquiétude .
II s'est pourtant bien trompé.
MADAME DE BRIONNE
II y a de ces ressemblances... n'en parlons donc plus, ma toule charmante, je vais frapper ailleurs.
CLOTILDE
Déjà?
MADAME DE BRIONNE
Oh ! oui, je n'ai que le temps pour mes places... (a Georg6tte.)Au revoir, mignonne. A-l-elle bonne mine, la chérie!... Votre mari part?
Ce soir.
MADAME DE BRIONNE
Avec vous ?
GBORGETTE.
Non, seul.
MADAME DE BRIONNE
Ohî quelle imprudence, mon enfant!... Il ne faut pas laisser les maris aller si loin tout seuls..., ei pour si longtemps. Mais je bavarde là... je suis si heureuse de vous voir!... A bientôt, n'est-ce pas ?
CLOTILDE
A bientôt.
MADAME DE BRIONNE
C'est ça.... A bientôt!... à bientôt !
Elle sort.