‹ Fernando: Agnès; Le serin; La chapelle de la forêtChapitre 32 sur 46 · A LA GLOIRE DU TRÈS -HAUT · texte numérisé non relu

A LA GLOIRE DU TRÈS -HAUT

Mortels, remerciez le Ciel dans vos douleurs, Rendez-lui grâce encor des maux qu'il vous envoie. Pour vous récompenser, il éprouve vos cœurs , Et le chagrin pour vous bientôt se change en joie.

Les raisins et les fruits, quand ils doivent mûrir, Veulent une chaleur, chaque jour, tempérée.

Comme la jeune fleur près de s'épanouir Demande le matin les pleurs delà rosée.

Plus est sombre la nuit, mieux on voit la splendeur Des astres suspendus à la voûte éthérée :

Plus Forage est affreux , et plus a de douceur L'arc-en-ciel qui sourit à Tâme rassurée.

Sans vous plaindre acceptez des mains du Créateur L'humiliation , la peine et la souffrance :

Plus tard vous trouverez le consolant bonheur Que réserve en secret pour nous la Providence.

Théolinde, Adelina, Benne et la jeune bergère partirent ensuite pour l'ermitage. La joie semblait leur donner des ailes , car la petite caravane atteignit beaucoup plus tôt qu'elle ne l'espérait le sommet de la colline, d'où l'on voyait de loin l'humble clocher de la chapelle se dessiner à travers le feuillage des arbres dont la cellule de Benno était ombragée.

Arrivé là, le vénérable ermite, qui craignait de causer une trop violente émotion au chevalier en lui présentant ensemble sa femme et sa fille, fît un détour pour qu'on ne pût le voir de sa cellule , et conduisit la comtesse dans un sentier qui menait de Termitage à la grande ferme ; il la pria de s'y tenir cachée quelque temps, et lui indiqua le moment où elle devait arriver.

CE. G. S. [3e SÉRIE.] 10

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