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Les élégiaques latins lui sont en revanche bien connus, Il ne fait que citer Cornelius Gallus sur lequel il avoue n avoir d'autredonnéequele jagement porté par Quintilien, qui le trouvait dur. Le même Quintilien mettait Tibulle au premier rang, mais reconnaissait que d'autres préféraient Properce' : Herrera déclare qu'il est difficile de leur donner des rangs : « on voit briller en eux tant de qualités qui leur sont propres, que c'est être téméraire d'oser donner son suffrage à l'un d'eux. Tibulle est élégant et plein de propriété dans l'expression : dans le genre tempéré de l'élégie il surpasse tout le monde : il n’est pas aussi concis que Properce, ni aussi abondant qu'Ovide et suit une route intermédiaire dans laquelle 1l trouve la. beauté. Pour la science, la candeur, la grâce, la beauté et la dou-: ceur des vers, sans comparaison c'est le meilleur des élégiaques latins. IL est exquis et très facile, et dispose si délicatement ses rythmes qu'ils ne sauraient tomber avec plus de grâce. Il est poli, soigné et élégant, et sa langue est d'une pureté si parfaite qu'elle montre clairement qu'il naquit et fut élevé en pleine Rome. Aussi tout ce qu'il écrit porte-t-1l la marque de sa noblesse et de sa patrie, et c'est à peine sil'on voit chez lui le mélange de tournures étrangères ou grecques ; il est très doux, plus élégant et plus tendre que Properce et charme davantage parce qu il écrit plus simplement ce qu'il pense : on trouve chez lui plus de naturel, et il a mieux imité ces mouvements contraires d’une âme incertaine et souffrante qui fatiguent et torturent ceux qui aiment ; il excelle dans l'expression des passions. Mais on lui reproche d'être lascif, car son
1. « Elegia quoque Græcos provocamus, cujus mihi tersus atque elegans maxime videtur auctor Tibullus : sunt qui Propertium malint : Ovidius utroque lascivior ; sicut durior Gallus. » (Quintilien, x-1.)