‹ Fernando de Herrera (El Divino) 1534-1597Chapitre 119 sur 147 · VD · texte numérisé non relu

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Déjà d’ailleurs il avait renoncé à l'emploi de vers plus courts que l’heptasyllabe ; un goût très déhicat l’amena progressivement à réduire le nombre des vers heptasyllabes pour aboutir à la belle strophe de treize vers qui ne contient qu'un vers de sept syllabes : ce fut là le type qu'il employa dans sa maturité, dans la canciôn I sur Alcazar-Kébir et la canciôn V à saint Ferdinand (1578- 1979); cette strophe coupée en deux par le septième vers, qui est heptasyllabe, est d’une harmonie et d’une majesté admirables.

Quant à l'emploi du commialo ou remale qui termine la canzone italienne, Herrera n’y eut recours que deux fois : dans l'hymne sur Lépante, qui date de 1572, et dans la cancién IV qui lui est, à mon avis, antérieure de beaucoup. Aucune des autresodes de Herrera ne comporte cet envoi : l’auteur avait sans doute reconnu qu'ilne servait qu’à alourdir le poème, à en souligner le caractère artificiel, et ce fut. comme 1l le dit lui-même, à l’imitation des Grecs et des Latins qu'il se résolut à terminer sur une strophe normale.

Il en est de même de l’invocation du début : il n’en fait usage qu'une fois sur deux et se contente de la « proposition » dans les autres cas.

Son histoiré de la poésie lyrique est des plus sommaires’ : les lyriques grecs dont il connaît les noms sont Alcman de Sardes dont il fait l'inventeur de la poésie mélique ; Anacréon à qui il reproche la bassesse de ses instincts, mais dont 1l célèbre le charme et la grâce : il ne le connaissait d’ailleurs que par les poésies apocryphes de l'époque alexandrine qui lui étaient alors attribuées*.

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