‹ Fernando de Herrera (El Divino) 1534-1597Chapitre 121 sur 147 · CHAPITRE XVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII

Les Genres. — L'Eglogue — Les Stances.

L'Églogue, pour Herrera, se distingue des genres précédents surtout par son sujet. Elle a pour objet «les chants des bergers et des pâtres, leurs occupations, surtout leurs amours ; mais ces amours sont simples et inoffensives, elles ne deviennent pas funestes sous l'effet des fureurs de la jalousie, et ne sont pas souillées par des adultères ; l’'églogue montre aussi les rivalités amoureuses, mais sans morts ni effusion de sang. Les dons que les pâtres donnent à celles qu'ils aiment tirent leur valeur plutôt de l'intention que de leur prix; car ce sont des pommes dorées, ou des colombes prises au nid. Les mœurs sont celles de l’âge d'or’. »

« Le style est simple et élégant ; les sentiments passionnés et doux ; les mots ont la saveur champêtre et rustique du village, sans pour cela manquer de grâce, ni marquer trop d'ignorance et d'archaïsme, parce que cette rusticité est tempérée par la pureté des mots propres à ce style *. »

1. « La materia desta poesia es las cosas 1 obras de los pastores, mayÿor mente sus amores ; pero simples 1 sin daño, no funestos con rabia de celos, m manchados con adulterios ; competencias de rivales, pero sin muerte 1 sangre, los dones, que dan a sus amadas, tienen mas estimacion por la voluntad, que por el precio ; por que envian mançanas doradas, o palomas cogidas del mdo. las costumbres representan el siglo dorado. » (Commentaire, P- hd7.)

DEN Et dicion es sample, elegante, los sentimientos afetuosos 1 suaves, las

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Bien qu'il ait dit au début de son article que le vers de la poésie bucolique est l’hexamètre !, il ne donne pas les lois de la composition métrique de l’églogue. II admet en somme dans ce genre de poème « l’ode, l’élégie et les autres formes lyriques ainsi que les chœurs tragiques », puisqu'il fait honneur à Garcilasso d’avoir composé de cette façon sa première églogue”. Cependant les tercets de l’élégie moderne lui paraissent, comme on l’a vu, être l'équivalent du distique.

Les bucoliques grecs dont 1l cite les noms sont Moschus, Bion et Théocrite ; sur la foi de Quintihen il déclare que ce dernier est admirable, mais que celte Muse rustique et pastorale craint le commerce des villes et ne se plaît qu'à la campagne”.

Chez les Latins, Virgile a imité avec bonheur Théocrite, et, selon les connaisseurs, l'a surpassé par le soin, l’art et la beauté du sujet : mais 1l a le désavantage de la langue, le Grec atteignant à la perfection par l'emploi du dialecte dorien*.

palabras saben al campo 1 a la rustiqueza de l’aldea ; pero no sin graca, m1 con profunda inorancia 1 vegez ; por que se tiempla su rusticidad con la pureza de las vozes proprias al estilo. » (Commentaire, p. 40.)

1. « consta que el verso esämetro sea el primero de todos, porque mnguna cosa se lee mas vieja en algun otro genero de verso ; 1 el Bucohco, 1 el de los Eroes se trata en el. » (Commentaire, p. 4o5.)

2. Gette églogue, dit1l, « se compone de odas, de elegias 1 otras partes linicas 1 coros de tragedias, 1 es fehcemente 1mntada de las de Virgiho. » (Commentaire, p. 409.)

3. «1ass1 dize Qunhhano en el cap. Î del hb. 10. que es adnmrable. pero aquella Musa rustica 1 pastoral teme el trato ciudadano, 1 solamente se satisfaze con el campo. » (Commentaire, p. 408.) — « Admirabilis in suo genere Theocritus ; sed musa illa rustica et pastoralis non forum modo, verum ipsam urbem reformidat. » (Quintilien, x-1.)

4. « no le es infenor [à Théocrite|. antes lo vence en curdado 1 arte 1 decoro del sugeto ; aunque le desayuda la lengua, en que se estrema el Gnego por causa del Draléto. » (Commentaire, p. 408.)

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